Découpage d’enregistrements sonores avec Audacity

But et méthode

Depuis quelques années, j’enregistre les soirées de la fanfare. C’est donc de la musique « live ». L’enregistrement d’une soirée est constitué de deux fichiers au format brut WAV, 44.1 kHz stéréo en 24 bits, d’environ une heure chacun. Ce format a l’échantillonnage standard d’un CD, avec une résolution supérieure : le CD comporte du WAV en 16 bits.

Le processus consiste à importer le fichier, puis de le segmenter de manière à exporter des morceaux numérotés et nommés. Il s’agit aussi de normaliser l’amplitude, d’égaliser gauche et droite, et de limiter à quelques secondes d’applaudissements en fin de morceau, en fondu enchaîné. Une fois cette préparation effectuée, on exportera les morceaux dans des fichiers individuels, en WAV pour le gravage de CD et/ou en MP3 pour la diffusion sur le WEB.

Equipements utilisés

  • Micro d’enregistrement : ZOOM H2N ou équivalent
  • Soft Audacity 2.2.1 ou supérieur
  • PC Win 10 ou supérieur

Importation et création du projet

Le travail se fait dans un répertoire bien déterminé. Dans mon cas, j’ai choisi d:\Musique\WAV\Soirees-2018\. Glisser le fichier WAV dans la fenêtre Audacity. Après quelques secondes, l’enveloppe des deux canaux apparait ; ici, C02.WAV. Audacity propose de travailler sur une copie du fichier original. Comme ce dernier est repris de la carte SD du micro-enregistreur, ce n’est pas nécessaire. En cas de dommage total, on pourra toujours le reprendre…

Audacity importe le son par défaut en floating point 32 bits, afin de conserver la précision sur les manipulations qui affectent l’amplitude. Celle-ci est normalisée entre -1.0 et + 1.0.

Les travaux que nous allons faire sur cet enregistrement doivent être sauvegardés dans un projet Audacity : le nommer à sa convenance. Le fichier de projet prend l’extension « .aup » ; p. exemple C02.aup. Au fur et à mesure des opérations, il faut régulièrement l’enregistrer. Ceci crée un répertoire (ici : C02_data), des sous-répertoires et fichiers avec un nom hexadécimal .au et .auf (audacity bloc file).

Manipulation courantes

Raccourcis utiles

Touches Fonction Utilité
Ctrl + 1 Zoom Repérage précis : début, fin de morceau
Ctrl + 3 Dé – zoom Vue d’ensemble
Ctrl + B Marquer un segment Sur la sélection ou sur un point
Ctrl + S Sauver le projet
Ctrl + Shift + L Export multiple Crée les fichiers audios préparés
Ctrl + Z Annuler la manipulation Revenir à l’état précédent

Croiser G et D

Suivant le type de micro et de l’enregistrement, il peut être nécessaire de croiser les canaux :

Normaliser le niveau G et D

Pour s’assurer de l’équilibre, il faut écouter un passage musical représentatif. Le niveau max est mémorisé par un trait bleu ; le passage par un trait vert. Dans l’exemple ci-dessous, on voit que G est 3 dB plus fort que D : pointe à -9 dB, respectivement à -12 dB.

Seule une écoute au casque attentive permet de décider s’il faut équilibre la balance. Il s’agit de ne pas se laisser influencer par des instruments qui « donnent » réellement plus fort dans un passage, par exemple. En cas de doute, il vaut mieux ne pas corriger ; ou ne le faire que partiellement.

Pour équilibrer des canaux, il faut :

  • Séparer les canaux stéréo vers mono
  • Sélectionner le canal plus faible
  • Menu Effet -> Amplification
  • Ajouter x dB (ici 3 dB) pour obtenir l’équilibre
  • Joindre les pistes en stéréo

Marquage des segments

Le but est de marquer le début et la fin du morceau et de nommer la fenêtre ainsi définie. Par l’amplitude affichée, il est relativement facile de voir le début du morceau.

  • Positionne le curseur environ 1 seconde avant le début de la musique
  • Marqueur : Ctrl + B
  • Nommer, en commençant par un n°, à 2 digits, p. ex : « 01 Balade »
  • Etirer le segment vers la fin par le

Si on tire par la boule, tout le segment est déplacé. Pour positionner précisément, zoomer avec Ctrl + 1 ; dé-zoomer par Ctrl + 3.

Normaliser l’amplitude du morceau

Afin d’avoir une écoute au niveau optimal, il s’agit de régler l’amplitude globale du morceau au maximum de l’amplitude possible sans distorsion (saturation).

  • Sélectionner le segment par un clic sur le marqueur (ici : « 01 Balade »
  • Menu : Effet -> Amplification…

Par défaut, Audacity propose l’amplification maximale pour amener le niveau crête à 0dB. Il s’agit de ne pas arriver en saturation, case à décocher.

Traiter la fin du morceau

La fin est aussi facilement identifiable visuellement : après un silence d’approximativement deux secondes, les applaudissements se voient aisément. On ne laisse pas tous les applaudissements, mais plutôt laisse quelques secondes, puis on termine par un fading sur une seconde.

  • Positionner le marquage de fin après 5 à 7 secondes des applaudissements
  • Sélectionner des applaudissements avec le curseur sur 1 sec. Environ de la fin

Une petite main apparaît lorsqu’on survole la zone proche du marquage de fin; une ligne jaune permet de positionner précisément le curseur sur celle-ci. Sélectionner en reculant à partir de la fin du segment. On peut s’aider des compteurs de temps au bas de la fenêtre. Puis :

  • Menu : Effets -> Fondu en fermeture

Après écoute si le choix n’est pas bon, revenir en arrière avec Ctrl + Z et répéter l’opération. Attention à ne plus déplacer le marqueur de fin, sinon le fading ne sera pas/plus au bon endroit ! Le cas échéant, répéter l’opération.

Exporter les morceaux

Tous les morceaux sont traités : segmenté début – fin, nom indiqué, équilibre, amplitude, fading sont posés. Audacity permet d’exporter efficacement les segments nommés, et de créer les fichiers nécessaires. Pour ce faire : Fichier -> Exporter -> Export multiples.

Si le nommage des morceaux est précédé d’un nombre, le classement chronologique sera facilité.

Par défaut, l’export sera fait dans le répertoire de travail. Les options dépendent du format exporté : le WAV 16 bits signé, destiné au gravage de CD Audio (CD-A), n’a pas d’options. Si le format désiré est en MP3, il faut préférer la qualité à la compression. Un format de 224 Kb/s au débit constant (quality : high) permet une qualité très proche du CD-A.

Les métadonnées sont à renseigner. Elles suivent le fichier MP3 ; c’est particulièrement important pour la diffusion sur le WEB.

Des players montrent ces informations. Par exemple, voici l’affichage par le programme WinAmp:

Conclusion

Grâce au logiciel gratuit Adacity et des manipulations relativement simples, il est possible à partir d’un enregistrement brut et sans délimitation – mais de bonne qualité – de produire des archives sonores optimales. Le produit sera une série de morceaux de musique nommés, dont le début, fin, l’amplitude sonore et l’équilibre représenterons le plus fidèlement possible l’exécution « live ».

Références

Micro Zoom : https://www.zoom.co.jp/products/handy-recorder/h2n-handy-recorder

Logiciel Audacity : free, open source, cross-platform audio software for multi-track recording and editing: https://www.audacityteam.org/

Yves Masur (2/2018)

Windows 10 – premier regard

Un nouveau PC

C’est ce qui m’a incité à passer à Windows 10 (ci-après Win10). Selon la légende, Microsoft aurait zappé Win9 pour… les applications qui ne testeraient que 1 digit de version et confondraient aves Win95 ! Comme les versions paires sont souvent mauvaises chez MS (DOS2 ; DOS4, DOS6 Millenium, NT 2 ont eu leur lots d’avanies) ce n’est pas d’excellente augure pour Win10. Trêve de supputations, voyons ce qu’il en est. Le nouveau PC, un portable ACER VN7 est équipé de Win8.1. Sans perdre de temps, je clique sur passer à Win10. Quelques Go téléchargés plus tard, il se lance et me propose de me connecter à mon compte MS. Oui, j’en ai un. Je sélectionne avec précaution français, clavier suisse, heure Berne.

Yves versus Masur

Si l’on a un compte Microsoft, on peut s’y connecter. Et plein de choses se synchronisent entre PC, non pas par miracle, mais par échange de données sur le Cloud, tel Skydrive. Compte, mots de passe, pédigree, préférences, configurations, favoris, listes de lectures… ce qui peut être très pratique – ce qui peut faire peur.

Un petit aperçu, ici : http://www.nextinpact.com/dossier/652-compte-microsoft-petit-guide-pratique-des-services/1.htm

Lors de l’installation, Win10 propose la connexion au compte Microsoft. Mon conseil : ne le faite pas, à moins que vous teniez à ses fonctionnalités. Pour mon malheur j’ai croisé nom – prénom. Désormais, mes précieuses données sont sous Users\Masur. Raaah !

Redémarrage pour finaliser ; MS a même mis ma bouille au login, c’est la photo du compte. Mais pas moyen de se logguer. Mais c’est ça, horreur, non, pas le clavier Frouze !! Je me résous à changer mon mot de passe sur le site de MS, pour un plus simple, en chiffres (avec l’aide de mon ancien PC) pour enfin pénétrer la machine. Heureusement, après le 1er login, tout rentre dans l’ordre : le clavier est bien suisse Romand. Mon apprenti Thomas, qui a fait le passage à Win10 avant moi, m’a dit avoir fait la même expérience.

Windows 10

L’aspect est presque Win7. Presque… des icônes de la barre des tâches diffèrent ainsi :

1-barre-taches

Le symbole Windows montre une liste des programmes les plus utilisés à gauche; et 2-3 programmes comme Edge (le nouveau browser) l’email et une série de gadgets à droite. Déplaçable, supprimables.

Puis la loupe (recherche, bien faite) et les bureaux, par l’icône qui ressemble à un photocopieur vu de dessus. Des bureaux, comme dans les versions graphiques des *nix ? à ceci près qu’un nouveau bureau contient en fond tous les raccourcis déposés – on ne voit donc pas de différence. Seule la présence d’applications diffère : elles s’affichent sur le bureau sur lequel elles ont été lancées. Sauf le Task Manager Gestionnaire des tâches, qui reste en avant partout. Troublant. Il n’est pas dit que les bureaux restent ainsi… Finalement, la “maison” montre un menu proche de Win7.

Gestionnaire des tâches

2-process

[Processus]
Les infos sont présentées de manière plus synthétique. [Performance] permet de choisir via un volet gauche, le détail qui s’affiche à droite. Ici, le WiFI.

3-perf

[Historique des applications]
est nouveau : on y voit le temps CPU, réseau, mise à jour, … qui indiquent ce qui est consommé/utilisé. Utile j’imagine pour les entreprises ou le partage de ressources – pas vraiment pour le privé.

Autostart : [Démarrage]
Inutile de bricoler en mettant un raccourci dans le répertoire « Démarrage », il n’existe plus de manière visible. Oui, c’est dans l’onglet [Démarrage] du Gestionnaire des tâches qu’il faut travailler.

Taille de Win10 versus Win7 sur le disque

Taille de c:\Windows : 19.2 Go (20 713 864 732 octets) ; Win7 : 27.5 Go

145 894 Fichiers, 32 939 Dossiers ; Win7 : 93869 Fichiers, 18551 dossiers

Partitions des disques

Le SSD contient 4 partitions primaires. Je n’ai rien changé à ce que le constructeur a mis en place.

4-diskpart

Comment supprimer le dossier Windows.old ?

Désemparé, je cherche la ligne de commande… ce sera via la recherche de CMD.EXE, puis la création d’un raccourci sur le bureau. Mais la commande RD Windows.old ne fonctionne pas, non plus en Admin… voici la solution : http://windows.microsoft.com/fr-fr/windows7/how-do-i-remove-the-windows-old-folder

Gérer son PC

« Gérer » le PC est devenu plus abscons. Pour le trouver, sous Win7, il suffisait d’un clic droit sur l’icône « Ordinateur ». Maintenant, il faut passer par : [Maison] -> Ce PC -> [Ordinateur] -> Gérer

5-gere

Comment mieux utiliser l’espace disque

Avec Win7, il fallait créer une redirection à la main, avec la commande MKLINK. La nouvelle destination permet, par exemple de soulager le SSD et de stocker les images et la musique sur le D :. Une solution facilitée sous Win10 est de proposer, pour les LINK existants (reconnaissables à l’icône) via les propriétés, un nouvel emplacement.

6-deplacer

Et amusant, le backup est … le backup Win7:

7-backup

Conclusion

Souvent, si vous chercher la différence en Win 7 et Win 10, on parle sur le WEB des applications livrées avec lui, comme Photo, Edge (le nouveau browser), l’assistant personnel Cortana – tiens ! Celui-là, je ne l’ai pas entendu…

Les avancées majeures sont bel et bien : les bureaux, le retour du menu démarrer. Surtout, son interface graphique s’adapte à des surfaces tactiles (pas essayé).

Au premier contact, Win 10 est certainement un bon OS, bien connecté, performant (en regard de Win 7 ou Win 8). Il utilise les performances des SSD au mieux et démarre très rapidement. L’avenir dira s’il aura une longévité telle que XP. En fait, on a toujours des vilaines farces comme ceci:

w10-error

Yves Masur (9/2015)