Windows 10 – premier regard

Un nouveau PC

C’est ce qui m’a incité à passer à Windows 10 (ci-après Win10). Selon la légende, Microsoft aurait zappé Win9 pour… les applications qui ne testeraient que 1 digit de version et confondraient aves Win95 ! Comme les versions paires sont souvent mauvaises chez MS (DOS2 ; DOS4, DOS6 Millenium, NT 2 ont eu leur lots d’avanies) ce n’est pas d’excellente augure pour Win10. Trêve de supputations, voyons ce qu’il en est. Le nouveau PC, un portable ACER VN7 est équipé de Win8.1. Sans perdre de temps, je clique sur passer à Win10. Quelques Go téléchargés plus tard, il se lance et me propose de me connecter à mon compte MS. Oui, j’en ai un. Je sélectionne avec précaution français, clavier suisse, heure Berne.

Yves versus Masur

Si l’on a un compte Microsoft, on peut s’y connecter. Et plein de choses se synchronisent entre PC, non pas par miracle, mais par échange de données sur le Cloud, tel Skydrive. Compte, mots de passe, pédigree, préférences, configurations, favoris, listes de lectures… ce qui peut être très pratique – ce qui peut faire peur.

Un petit aperçu, ici : http://www.nextinpact.com/dossier/652-compte-microsoft-petit-guide-pratique-des-services/1.htm

Lors de l’installation, Win10 propose la connexion au compte Microsoft. Mon conseil : ne le faite pas, à moins que vous teniez à ses fonctionnalités. Pour mon malheur j’ai croisé nom – prénom. Désormais, mes précieuses données sont sous Users\Masur. Raaah !

Redémarrage pour finaliser ; MS a même mis ma bouille au login, c’est la photo du compte. Mais pas moyen de se logguer. Mais c’est ça, horreur, non, pas le clavier Frouze !! Je me résous à changer mon mot de passe sur le site de MS, pour un plus simple, en chiffres (avec l’aide de mon ancien PC) pour enfin pénétrer la machine. Heureusement, après le 1er login, tout rentre dans l’ordre : le clavier est bien suisse Romand. Mon apprenti Thomas, qui a fait le passage à Win10 avant moi, m’a dit avoir fait la même expérience.

Windows 10

L’aspect est presque Win7. Presque… des icônes de la barre des tâches diffèrent ainsi :

1-barre-taches

Le symbole Windows montre une liste des programmes les plus utilisés à gauche; et 2-3 programmes comme Edge (le nouveau browser) l’email et une série de gadgets à droite. Déplaçable, supprimables.

Puis la loupe (recherche, bien faite) et les bureaux, par l’icône qui ressemble à un photocopieur vu de dessus. Des bureaux, comme dans les versions graphiques des *nix ? à ceci près qu’un nouveau bureau contient en fond tous les raccourcis déposés – on ne voit donc pas de différence. Seule la présence d’applications diffère : elles s’affichent sur le bureau sur lequel elles ont été lancées. Sauf le Task Manager Gestionnaire des tâches, qui reste en avant partout. Troublant. Il n’est pas dit que les bureaux restent ainsi… Finalement, la « maison » montre un menu proche de Win7.

Gestionnaire des tâches

2-process

[Processus]
Les infos sont présentées de manière plus synthétique. [Performance] permet de choisir via un volet gauche, le détail qui s’affiche à droite. Ici, le WiFI.

3-perf

[Historique des applications]
est nouveau : on y voit le temps CPU, réseau, mise à jour, … qui indiquent ce qui est consommé/utilisé. Utile j’imagine pour les entreprises ou le partage de ressources – pas vraiment pour le privé.

Autostart : [Démarrage]
Inutile de bricoler en mettant un raccourci dans le répertoire « Démarrage », il n’existe plus de manière visible. Oui, c’est dans l’onglet [Démarrage] du Gestionnaire des tâches qu’il faut travailler.

Taille de Win10 versus Win7 sur le disque

Taille de c:\Windows : 19.2 Go (20 713 864 732 octets) ; Win7 : 27.5 Go

145 894 Fichiers, 32 939 Dossiers ; Win7 : 93869 Fichiers, 18551 dossiers

Partitions des disques

Le SSD contient 4 partitions primaires. Je n’ai rien changé à ce que le constructeur a mis en place.

4-diskpart

Comment supprimer le dossier Windows.old ?

Désemparé, je cherche la ligne de commande… ce sera via la recherche de CMD.EXE, puis la création d’un raccourci sur le bureau. Mais la commande RD Windows.old ne fonctionne pas, non plus en Admin… voici la solution : http://windows.microsoft.com/fr-fr/windows7/how-do-i-remove-the-windows-old-folder

Gérer son PC

« Gérer » le PC est devenu plus abscons. Pour le trouver, sous Win7, il suffisait d’un clic droit sur l’icône « Ordinateur ». Maintenant, il faut passer par : [Maison] -> Ce PC -> [Ordinateur] -> Gérer

5-gere

Comment mieux utiliser l’espace disque

Avec Win7, il fallait créer une redirection à la main, avec la commande MKLINK. La nouvelle destination permet, par exemple de soulager le SSD et de stocker les images et la musique sur le D :. Une solution facilitée sous Win10 est de proposer, pour les LINK existants (reconnaissables à l’icône) via les propriétés, un nouvel emplacement.

6-deplacer

Et amusant, le backup est … le backup Win7:

7-backup

Conclusion

Souvent, si vous chercher la différence en Win 7 et Win 10, on parle sur le WEB des applications livrées avec lui, comme Photo, Edge (le nouveau browser), l’assistant personnel Cortana – tiens ! Celui-là, je ne l’ai pas entendu…

Les avancées majeures sont bel et bien : les bureaux, le retour du menu démarrer. Surtout, son interface graphique s’adapte à des surfaces tactiles (pas essayé).

Au premier contact, Win 10 est certainement un bon OS, bien connecté, performant (en regard de Win 7 ou Win 8). Il utilise les performances des SSD au mieux et démarre très rapidement. L’avenir dira s’il aura une longévité telle que XP. En fait, on a toujours des vilaines farces comme ceci:

w10-error

Yves Masur (9/2015)

 

Yun – Monitoring de l’eau solaire

A quoi ressemble un système d’ECS écologique ?

L’eau chaude sanitaire (ECS) de mon logis est une combinaison écologique : le gaz, qui sert aussi au chauffage de l’immeuble produit l’énergie pour chauffer l’eau. Un système avec capteurs solaires sur le toit permet de limiter l’usage du gaz. Le stockage de l’eau chaude est en 2 volumes de 200 litres : un premier pour le circuit solaire, le second pour l’ECS.

schema ECS

Ces deux volumes, d’un total de 400 litres, sont cascadés. Le soutirage d’ECS est donc complété par l’eau solaire, qui elle-même est alimenté par l’eau du réseau. SI la température de l’ECS descend en dessous de 43° (réglable), le chauffage à gaz s’active et la remonte à environ 48°. Pour le solaire, une sonde sur les capteurs vérifie que la température est 8° supérieure à celle du volume d’eau solaire : une pompe de circulation commence à tourner et s’arrête si la différence n’est plus que de 4°. Ce pilotage est assuré par un boitier électronique séparé (http://www.viessmann.ch/content/ch/fr_ch/habitations/produits/Systemes_solaires/vitosolic.html )

Explication du fabricant, ici :

http://www.viessmann.ch/content/ch/fr_ch/habitations/produits/Systemes_solaires/Production_solaire_d_eau_chaude_sanitaire.html

Sur le schéma, on voir +/- clairement les deux circuits ; et dans le solaire, bloc de gauche, 2 thermomètres ‘T’ et une pompe.

Est-il écologique ?

Donc tout est fait pour que l’énergie solaire soit utilisée au mieux. S’il n’y en a pas la nuit ou un jour de pluie, la pompe doit s’arrêter. On soutire de l’eau déjà tempérée ce qui est mieux que celle du réseau à 8-10°C. Si par beau temps continu l’eau viendrait à monter à plus de 65°C, la pompe devrait s’enclencher la nuit pour… refroidir. En effet, il suffit d’une série de beau et de vacances l’été pour que la température monte, monte… et endommage le système.

Doutes

Mais voilà… En 2013, ma consommation d’électricité a légèrement augmenté. C’est louche. Mon but est de descendre en dessous de 2 MWH.

Mais voilà… Dès qu’il fait gris, l’eau chaude n’a plus son « pep » habituel.

Mais voilà… en rentrant le soir, parfois à 22h, j’entends au sous-sol la pompe solaire qui tourne…

Bizarre, non ? Je commence à noter.

notes manuscrites

La date, l’heure, le temps, le compteur du gaz, les températures, l’état de la pompe. Une appréciation concernant l’ensoleillement. Mais souvent les données manquent. Comme je n’ai pas une vocation de rat de cave ni de releveur de compteurs, je décide d’employer un Arduino Yun pour ce faire.

Enregistrement des paramètres

Le montage est fait rapidement : 3 sondes et un relais en parallèle sur l’alimentation de la pompe pour donner son état. Les sondes sont un modèle assez précis, qui travaille avec un bus « on-wire ». Elles ont un connecteur Groove. Plutôt que le Groove Shield, j’utilise celui du Pr Nicoud, le LearnCbot qui a l’avantage d’avoir 2 boutons poussoirs et 4 LEDs. Un bloc secteur USB (non visible sur la photo) alimente le Yun.

Yun ECS

On remarque sur la photo de ce bricolage les différent éléments, fixés par un rail DIN 35 mm au mur de la buanderie dans un boitier trop petit… contenant le relais « pompe » et une extension Groove pour les 3 sondes.

Comme je mets au point le soft sur mon bureau, j’utilise le bouton comme simulation de la pompe ; une LED pour montrer que l’on voit la pompe active et une LED supplémentaire pour montrer l’activité WEB et une dernière comme signal de vie, elle clignote à la seconde.

La dernière version du soft permet d’afficher sur une page l’instantané des données, puis toute les 10 minutes d’enregistrer les infos dans un fichier mensuel sur la carte SD. Avec un format tabulaire, compatible Excel. Comme le Yun est connecté au WiFi de la maison, je peux ouvrir un browser et consulter en temps réel les données ou en examiner l’enregistrement ; puis les copier et les analyser avec un tableur et en faire des courbes plus parlantes.

Résultats

Les courbes représentent :

  • 1) bleue l’état de la pompe (0 : Off ; 10 : On)
  • 2) brune : température au retour des capteurs
  • 3) grise : eau solaire
  • 4) jaune : eau sanitaire

3-pompe-ko

On voit clairement que la pompe est inutilement enclenchée et refroidi l’eau solaire ! D’entrée, je décide d’abaisser la vitesse de la pompe solaire de 3 (75W) à 2 (60W) pour diminuer le gaspillage électrique. Par contre, la circulation entre les deux volumes : eau solaire et ECS, est idéale. L’ECS colle parfaitement à la montée de température, et s’isole lorsque l’eau solaire refroidit. J’en avise l’installateur, courbe à l’appui. Après quelques tribulations et échanges, le diagnostic tombe : le régulateur a une panne intermittente. Une fois la réparation effectuée par le changement du régulateur, voici ce que ça donne :

3-pompe-vitesse2

Le fonctionnement En/Hors de la pompe recherche désormais bien l’énergie ; mais son état indiqué est un peu trop rigide : il suffit qu’elle ne soit pas enclenchée lors de la mesure pour indiquer un « 0 », ou que ce soit la dernière seconde avant l’arrêt pour qu’un « 10 » peu représentatif soit enregistré.

On remarque aussi que la pompe travaille par à-coups. Lorsque la température est atteinte, le circuit envoie une grande quantité d’eau fraiche dans les capteurs. Ceux-ci n’arrivent pas à la maintenir au-dessus du seuil de déclenchement. La circulation arrêtée, la température remonte ; et on recommence. Je décide de la régler sur la vitesse 1 (40W), la plus basse ; et je modifie le soft pour indiquer un pourcentage d’utilisation dans la tranche des 10 minutes.

3-pompe-vitesse1

A la fin d’un tel jour, qui a tout de même vu passer des nuages entre 14H00 et 14H40, il y a 400 litres d’eau à 60°C. Merci soleil !

Il reste quelques possibilités d’amélioration. Par exemple, au premier « turbinage » du matin, tout l’eau de la colonne de 12 m jusqu’au toit refroidit forcément fortement les capteurs. Idéalement, on devrait temporiser un peu avant d’enclencher la pompe et attendre un delta plus important de température.

Ces données ont été partagées avec l’installateur. Voici son dernier email :

Le 06.10.2014 14:56, <protection de l’anonymat> a écrit :

Bonjour,

J’ai un client qui a le même problème, ne sachant pas si c’est le  circulateur ou la régulation, je vous demande si vous me mettriez l’enregistreur à ma disposition, autrement, je vous le rachète, Si le programme des relevés va avec ?

Conclusion

Grâce à un système de mesure précis, un défaut de l’installation de production d’ECS difficile à mettre en évidence a pu être identifié et éliminé ; et un réglage optimal de l’installation fait. Ces prochains mois j’espère économiser du gaz et de l’électricité ; j’ai un suivi instantané et archivé du fonctionnement de l’installation. Cependant, pour pouvoir mettre le système à disposition d’un tiers, il reste à peaufiner le logiciel. Ceci est une autre histoire, qui fera (probablement) l’objet d’un article sur les techniques mises en œuvre sur la plateforme Arduino Yun, Linux, avec code C++, Javascript, Wifi, bus One Wire.

Yves Masur (10/2014