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Yun – Monitoring de l’eau solaire

11 octobre 2014 in Microclub

A quoi ressemble un système d’ECS écologique ?

L’eau chaude sanitaire (ECS) de mon logis est une combinaison écologique : le gaz, qui sert aussi au chauffage de l’immeuble produit l’énergie pour chauffer l’eau. Un système avec capteurs solaires sur le toit permet de limiter l’usage du gaz. Le stockage de l’eau chaude est en 2 volumes de 200 litres : un premier pour le circuit solaire, le second pour l’ECS.

schema ECS

Ces deux volumes, d’un total de 400 litres, sont cascadés. Le soutirage d’ECS est donc complété par l’eau solaire, qui elle-même est alimenté par l’eau du réseau. SI la température de l’ECS descend en dessous de 43° (réglable), le chauffage à gaz s’active et la remonte à environ 48°. Pour le solaire, une sonde sur les capteurs vérifie que la température est 8° supérieure à celle du volume d’eau solaire : une pompe de circulation commence à tourner et s’arrête si la différence n’est plus que de 4°. Ce pilotage est assuré par un boitier électronique séparé (http://www.viessmann.ch/content/ch/fr_ch/habitations/produits/Systemes_solaires/vitosolic.html )

Explication du fabricant, ici :

http://www.viessmann.ch/content/ch/fr_ch/habitations/produits/Systemes_solaires/Production_solaire_d_eau_chaude_sanitaire.html

Sur le schéma, on voir +/- clairement les deux circuits ; et dans le solaire, bloc de gauche, 2 thermomètres ‘T’ et une pompe.

Est-il écologique ?

Donc tout est fait pour que l’énergie solaire soit utilisée au mieux. S’il n’y en a pas la nuit ou un jour de pluie, la pompe doit s’arrêter. On soutire de l’eau déjà tempérée ce qui est mieux que celle du réseau à 8-10°C. Si par beau temps continu l’eau viendrait à monter à plus de 65°C, la pompe devrait s’enclencher la nuit pour… refroidir. En effet, il suffit d’une série de beau et de vacances l’été pour que la température monte, monte… et endommage le système.

Doutes

Mais voilà… En 2013, ma consommation d’électricité a légèrement augmenté. C’est louche. Mon but est de descendre en dessous de 2 MWH.

Mais voilà… Dès qu’il fait gris, l’eau chaude n’a plus son « pep » habituel.

Mais voilà… en rentrant le soir, parfois à 22h, j’entends au sous-sol la pompe solaire qui tourne…

Bizarre, non ? Je commence à noter.

notes manuscrites

La date, l’heure, le temps, le compteur du gaz, les températures, l’état de la pompe. Une appréciation concernant l’ensoleillement. Mais souvent les données manquent. Comme je n’ai pas une vocation de rat de cave ni de releveur de compteurs, je décide d’employer un Arduino Yun pour ce faire.

Enregistrement des paramètres

Le montage est fait rapidement : 3 sondes et un relais en parallèle sur l’alimentation de la pompe pour donner son état. Les sondes sont un modèle assez précis, qui travaille avec un bus « on-wire ». Elles ont un connecteur Groove. Plutôt que le Groove Shield, j’utilise celui du Pr Nicoud, le LearnCbot qui a l’avantage d’avoir 2 boutons poussoirs et 4 LEDs. Un bloc secteur USB (non visible sur la photo) alimente le Yun.

Yun ECS

On remarque sur la photo de ce bricolage les différent éléments, fixés par un rail DIN 35 mm au mur de la buanderie dans un boitier trop petit… contenant le relais « pompe » et une extension Groove pour les 3 sondes.

Comme je mets au point le soft sur mon bureau, j’utilise le bouton comme simulation de la pompe ; une LED pour montrer que l’on voit la pompe active et une LED supplémentaire pour montrer l’activité WEB et une dernière comme signal de vie, elle clignote à la seconde.

La dernière version du soft permet d’afficher sur une page l’instantané des données, puis toute les 10 minutes d’enregistrer les infos dans un fichier mensuel sur la carte SD. Avec un format tabulaire, compatible Excel. Comme le Yun est connecté au WiFi de la maison, je peux ouvrir un browser et consulter en temps réel les données ou en examiner l’enregistrement ; puis les copier et les analyser avec un tableur et en faire des courbes plus parlantes.

Résultats

Les courbes représentent :

  • 1) bleue l’état de la pompe (0 : Off ; 10 : On)
  • 2) brune : température au retour des capteurs
  • 3) grise : eau solaire
  • 4) jaune : eau sanitaire

3-pompe-ko

On voit clairement que la pompe est inutilement enclenchée et refroidi l’eau solaire ! D’entrée, je décide d’abaisser la vitesse de la pompe solaire de 3 (75W) à 2 (60W) pour diminuer le gaspillage électrique. Par contre, la circulation entre les deux volumes : eau solaire et ECS, est idéale. L’ECS colle parfaitement à la montée de température, et s’isole lorsque l’eau solaire refroidit. J’en avise l’installateur, courbe à l’appui. Après quelques tribulations et échanges, le diagnostic tombe : le régulateur a une panne intermittente. Une fois la réparation effectuée par le changement du régulateur, voici ce que ça donne :

3-pompe-vitesse2

Le fonctionnement En/Hors de la pompe recherche désormais bien l’énergie ; mais son état indiqué est un peu trop rigide : il suffit qu’elle ne soit pas enclenchée lors de la mesure pour indiquer un « 0 », ou que ce soit la dernière seconde avant l’arrêt pour qu’un « 10 » peu représentatif soit enregistré.

On remarque aussi que la pompe travaille par à-coups. Lorsque la température est atteinte, le circuit envoie une grande quantité d’eau fraiche dans les capteurs. Ceux-ci n’arrivent pas à la maintenir au-dessus du seuil de déclenchement. La circulation arrêtée, la température remonte ; et on recommence. Je décide de la régler sur la vitesse 1 (40W), la plus basse ; et je modifie le soft pour indiquer un pourcentage d’utilisation dans la tranche des 10 minutes.

3-pompe-vitesse1

A la fin d’un tel jour, qui a tout de même vu passer des nuages entre 14H00 et 14H40, il y a 400 litres d’eau à 60°C. Merci soleil !

Il reste quelques possibilités d’amélioration. Par exemple, au premier « turbinage » du matin, tout l’eau de la colonne de 12 m jusqu’au toit refroidit forcément fortement les capteurs. Idéalement, on devrait temporiser un peu avant d’enclencher la pompe et attendre un delta plus important de température.

Ces données ont été partagées avec l’installateur. Voici son dernier email :

Le 06.10.2014 14:56, <protection de l’anonymat> a écrit :

Bonjour,

J’ai un client qui a le même problème, ne sachant pas si c’est le  circulateur ou la régulation, je vous demande si vous me mettriez l’enregistreur à ma disposition, autrement, je vous le rachète, Si le programme des relevés va avec ?

Conclusion

Grâce à un système de mesure précis, un défaut de l’installation de production d’ECS difficile à mettre en évidence a pu être identifié et éliminé ; et un réglage optimal de l’installation fait. Ces prochains mois j’espère économiser du gaz et de l’électricité ; j’ai un suivi instantané et archivé du fonctionnement de l’installation. Cependant, pour pouvoir mettre le système à disposition d’un tiers, il reste à peaufiner le logiciel. Ceci est une autre histoire, qui fera (probablement) l’objet d’un article sur les techniques mises en œuvre sur la plateforme Arduino Yun, Linux, avec code C++, Javascript, Wifi, bus One Wire.

Yves Masur (10/2014

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by Goulu

Graphiques au look XKCD en Javascript avec D3

21 novembre 2012 in Microclub

Article original sur  dan.iel.fm  Scoop.ité et traduit par Goulu sur  Algos :

Inspiré par cet article de blog et le commentaire de Mike Bostoc sur ce forum, Dan Foreman-Mackey a décidé de faire un style de graphique XKCD en Javascript en utilisant D3 et une fonction d’interpolation maison. Il a aussi essayé d’utiliser le paradigme  « reusable chart » de D3.

Vous devriez vraiment regarder le code source.

Voici un exemple:

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Désobfuscation du Mandelbrot en Python

7 octobre 2012 in Microclub

L’autre jour, j’ai découvert un magnifique programme en Python obfusqué :

_                                      =   (
                                        255,
                                      lambda
                               V       ,B,c
                             :c   and Y(V*V+B,B,  c
                               -1)if(abs(V)<6)else
               (              2+c-4*abs(V)**-0.4)/i
                 )  ;v,      x=1500,1000;C=range(v*x
                  );import  struct;P=struct.pack;M,\
            j  ='<QIIHHHH',open('M.bmp','wb').write
for X in j('BM'+P(M,v*x*3+26,26,12,v,x,1,24))or C:
            i  ,Y=_;j(P('BBB',*(lambda T:(T*80+T**9
                  *i-950*T  **99,T*70-880*T**18+701*
                 T  **9     ,T*i**(1-T**45*2)))(sum(
               [              Y(0,(A%3/3.+X%v+(X/v+
                               A/3/3.-x/2)/1j)*2.5
                             /x   -2.7,i)**2 for  \
                               A       in C
                                      [:9]])
                                        /9)
                                       )   )

Il produit en une vingtaine de minutes cette image de l’ Ensemble de Mandelbrot:

Vous aurez noté la similitude graphique entre le listing en art ASCII et le résultat qui démontre  que l’indentation en Python n’est pas si contraignante que ça.

Mais ce code est aussi intriguant car il produit en réalité à la volée un fichier  « M.bmp » contenant l’image, et ce de manière tellement compacte que c’est illisible. Donc je l’ai décrypté pour comprendre. Une fois le code reformatté de manière plus traditionnelle, on obtient ce listing:

_ = ( 255,
      lambda V,B,c :
        c and Y(V * V + B, B, c - 1) if (abs(V) < 6) else (2 + c - 4 * abs(V) ** -0.4) / i
    );

v, x = 1500, 1000;
C = range(v * x);

import  struct;
P = struct.pack;
M, j = 'for X in j('BM' + P(M, v * x * 3 + 26, 26, 12, v, x, 1, 24)) or C:
    i  , Y = _;
    j(P('BBB',
        *(lambda T:(T * 80 + T ** 9 * i - 950 * T ** 99, T * 70 - 880 * T ** 18 + 701 * T ** 9,
                    T * i ** (1 - T ** 45 * 2)))
        (sum([Y(0,(A%3/3.+X%v+(X/v+A/3/3.-x/2)/1j)*2.5/x -2.7,i)**2 for A in C[:9]])/ 9)
    ))

On commence à y voir un peu plus clair, mais c’est encore mieux en remplaçant les fonctions lambda par des fonctions « normales » et en clarifiant l’écriture du fichier:

def Y(V,B,c):
    if (abs(V) < 6):
        return c and Y(V * V + B, B, c - 1)
    else:
        return (2 + c - 4 * abs(V) ** -0.4) / i

def F(T):
    return (T * 80 + T ** 9 * i - 950 * T ** 99, T * 70 - 880 * T ** 18 + 701 * T ** 9, T * i ** (1 - T ** 45 * 2))

v, x = 1500, 1000;
C = range(v * x);

from struct import  pack
f=open('M.bmp', 'wb')
f.write('BM' + pack('<QIIHHHH', v * x * 3 + 26, 26, 12, v, x, 1, 24))
for X in C:
    i=255
    f.write(pack('BBB', *F(sum([Y(0,(A%3/3.+X%v+(X/v+A/3/3.-x/2)/1j)*2.5/x -2.7,i)**2 for A in C[:9]])/ 9)))

Un oeil entraîné reconnait dans la première moitié de la fonction  Y la fameuse formule de calcul de chaque pixel de l’ensemble de Mandelbrot écrite sous forme récursive, où V et B sont des nombres complexes (natifs en Python), et c le nombre de boucles, qui se décrémente. Soit il atteint 0 et la fonction renvoie 0 en stoppant la récursion grâce au « c and », soit le module de V atteint 6 et la fonction renvoie le résultat de la seconde moitié de la fonction, que j’interprète comme un niveau de gris qui donnera une couleur.

Une fois les dimensions v,x définies (on peut fort heureusement les réduire pour que le calcul soit plus rapide), le programme écrit l’entête du fichier au format BMP en utilisant la fonction struct.pack où la chaîne ‘<QIIHHHH’ spécifie le format binaires des 7 paramètres requis dans cet entête.

Ensuite on calcule et on écrit chaque point de l’image sous forme de 3 bytes (‘BBB’) représentant les couleurs RGB fourrnies par la fonction F que j’ai renoncé à analyser. Reste que l’appel à la fonction de calcul Y me semblait bien compliqué: pourquoi cette moyenne de 9 points ‘sum ([... for A in C[;9]])/9′ ? Et bien il s’agit d’un surchantillonnage qui permet de produire une très belle image anti-aliasée, au prix d’un calcul 9x plus lent. Si on décide de s’en passer, la ligne devient (pour A=0):

f.write(pack('BBB', *F(Y(0,(X%v+(X/v-x/2)/1j)*2.5/x -2.7,i)**2)))

et là on reconnait la production du nombre complexe de départ à partir de X décomposé en coordonnées horizontales et verticales par X%v et X/v respectivement.

Ce programme peut être considéré comme une pure horreur ou une merveille selon qu’on l’observe d’un point de vue professionnel ou geek.

Et comme geek, j’aime bien la combine de l’écriture du BMP. Ca me donne plein d’idées. Pas vous ?

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Consoles à distance

25 août 2012 in Microclub

Intro

Le but est de se connecter sur un 2ème PC, via le réseau. C’est vrai que le terme console fait un peut penser à ces terminaux sériels des ordinateurs des années 1980; mais c’est aussi utilisé pour un écran graphique, ou un bureau électronique d’un OS moderne. On a aussi comme termes: bureau à distance, « remote desktop », « terminal server », « virtual network computing »…

La prise à distance est nécessaire dans le cas d’un service technique pour consulter une machine,  pour assister un utilisateur, modifier une config sans avoir à se déplacer, voire se connecter sur une machine virtuelle. Question terminologie, dans cet article j’appelle le PC sur lequel on travaille le PC source; et la machine distante à laquelle on se connecte, le PC cible. Pour les essais, j’ai utilisé un portable Dell Vostro 1700, écran 17″, un Samsung N145, écran 10″; parfois celui de ma femme, un HP 17″. Tous connectés par le WiFi; bande passante 40-54 Mb en fonction de la réception.

Les besoins varient suivant l’utilisation que l’on désire: faut-il que la console s’adapte à la résolution distante? L’utilisateur local doit-il pouvoir voir les manipulations, ou celles-ci doivent être masquées? Plusieurs sessions distantes peut-elles être partagées? Faut-il passer des fichiers? La machine distante peut-elle être redémarrée? Est-ce que les protections – souvent imposées – ne génèrent pas de difficultés? Peut-on atteindre la cible par un browser? Faut-il passer par Internet? Ou surtout pas?

Bref, mieux vaut faire des essais concrets avant de se décider pour utiliser un produit plutôt qu’un autre. Sur le site de Teamviewer, un document quantifie tout ça. Voici quelques indications qui peuvent vous aider.

Remote Desktop (RDP – intégré à Windows)

Cette application est dans: Start -> Tous les programmes -> Accessoires: c’est le programme mstsc.exe. C’est gratuit (bon, une fois qu’on a payé Windows), livré avec Windows 7 (détails ici), mais ne fonctionne qu’avec les versions les plus chères. L’avantage est qu’on se croit facilement sur la machine cible! Par contre j’ai été confronté à plusieurs situations ou ça ne fonctionnait pas, ou que dans un sens. Il faut vérifier si l’activation est possible par les paramètres de l’ordi:

La procédure complète est ici. Normalement, cela fonctionne même avec XP SP3 et les versions « server ». Lorsque la connexion est établie,  une nouvelle session est ouverte – ce qui ferme celle qui serait en cours sur le PC cible. Seul, un onglet apparait au haut de l’écran pour fermer la session. Mais je ne suis pas arrivé à faire fonctionner RDP entre mes 3 PCs à la maison, les PCs comportant une W7 Ultimate et deux Home…

Si je trouve comment faire, je vous préviendrai…

Voici donc comment ça fonctionne. Au moment ou vous lancez une connexion (login/password acceptés), mais que la cible est occupée par une session ouverte, il vient:

Si l’utilisateur est d’accord, sa session est fermée et la nouvelle ouverte. Une présence est donc nécessaire dans un tel cas; ou le PC cible doit toujours être laissé en session fermée, ce qui est rarement le cas de consoles d’exploitation, on en conviendra. Donc, la console ouverte, la qualité graphique est excellente et rapide (bon, sur un LAN à 100 Mb/s…). Et lorsque l’utilisateur veut reprendre  la main, une alerte vient:

Si l’écran cible a une résolution supérieure à la fenêtre du PC source, des ascenseurs permettent de déplacer le bureau dans la fenêtre de la console. Attention alors avec la barre des tâches – ceci est valable pour toute console à distance – à ne pas confondre celle du PC source ou du PC cible! Au niveau technique, MSTSC.exe prend 2,4 Mo; avec la session ouverte entre 9 et 17 Mo en plus selon le contenu du bureau. A signaler que RDP ne se laisse pas feinter si la cible a deux écrans: l’écran du PC source défini le bureau. Il utilise le port 3389 – mais c’est configurable.

Au bureau (du travail, pas de Windows!), il n’a pas été possible de l’installer partout, malgré l’unité des versions W7 Pro et XP-SP3. A signaler aussi un piège avec Windows 2003 Server: Une nouvelle instance du bureau de l’utilisateur est ouverte; les applications lancées dans la première instance ne sont pas visible, et ça sème la confusion. Bref, d’où l’idée d’utiliser une autre application, plus souple. Plus 1:1, quoi.

Teamviewer

Ce programme est facile à installer (V 7.0.1), dispo en français, il peut aussi être utilisé directement, sans installation, par exemple sur clef USB. Disponible aussi pour Mac, Linux, IPhone (?) et Android (je me pose la question d’une telle utilité sur écrans de smartphone). Gratuit pour usage privé, disponible ici: teamviewer. On peut choisir d’installer un service – « installation accès non surveillé », de manière à prendre le contrôle avec un login/password sans intervention humaine sur la machine cible.

Le rendu visuel est très bon et ménage la bande passante (réglable; ou automatique). Avec W7, l’écran du PC cible change de mode et le fond disparaît pour une couleur unie. Il est possible, avec un écran du PC source plus faible résolution que la cible, soit d’avoir tout le bureau réduit, soit des ascenseurs. On peut créer une liste de PCs, qui apparaissent dans une fenêtre, ce qui facilite la connexion.

Un « chat » est intégré et permet par un onglet pratique de côté, de développer/cacher la fenêtre.

Très intégré, il propose un bouton supplémentaire dans la barre des fenêtres (quasi toutes!) pour lancer une présentation de l’application. On voit dans la capture que, par exemple, la console CMD.EXE est concernée; par contre pas Winamp que l’on voit en arrière plan, ni le Pense-bête, qui ont tous deux une fenêtre spéciale. Avec ce nouveau bouton, on peut partager l’écran d’une application et autoriser (ou non) les autres utilisateurs à interagir. Heureusement, c’est désactivable.

Il n’est pas indispensable d’être connecté sur le net pour prendre le contrôle d’un PC dans son LAN.

Utilisation mémoire : Vostro 15 Mo (pilote), 45-70 Mo (console); Samsung : 25-33 Mo, dépend du contenu visuel. Pour quitter définitivement l’application et libérer la mémoire, il faut le faire via l’icône installée dans la barre des tâches.

LogMeIn

Pour PC, MAC, et mobile, via Internet, l’accès se fait par la page d’accueil en français. Le produit est en fait LogMeIn Hamachi, détails ici.. Il est basé sur un réseau VPN, Hamachi justement, qui est mis en place dès sont téléchargement (v. 4.1.254).On peut régler les accès et la topologie que l’on veut appliquer à son réseau: maillé, étoile ou même passerelle. Il est en effet possible d’établir plusieurs réseaux au nom distinct:

, La connexion sur un autre PC se fait au préalable par son inscription dans ce fameux réseau privé. On peut le pinger; si on observe sa config, on remarque des cartes réseau virtuelles Hamachi…

Il y a donc deux installations à faire. Voir trois: lors du chargement, on doit passer par la version Pro à l’essai… et quitte à n’utiliser que la partie Free qu’après les 14 jours d’essai. A moins de l’acheter tout de suite…

Le browser reçoit un module complémentaire pour permettre la connexion de console à distance: active-x pour IE, du Javascript pour Firefox ou Chrome. Et aussi JAVA. Le résultat est similaire pour chacun des browser. Au moment de la connexion, le pare-feux de Windows se manifeste et demande l’autorisation pour laisser passer le programme.

Pour initier une connexion, il faut s’identifier sur le site de LogMeIn, qui demande identifiant (adresse email) et password. A partir de là, les ordinateurs enregistrés dans le VPN sont listés, avec des informations… assez fouillées:

On peut y voir la « santé » de l’ordi: mise à jour Windows, antivirus, etc! On sait depuis combien de temps il est en ligne et la dernière que la connexion a été effectuée. Comme j’ai ré-installé l’OS de mon Vostro, la signature ayant changé, il y est deux fois… Un fois le PC cible cliqué, la connexion s’enclenche et demande un login local : le compte doit exister et être connu. L’écran apparait ensuite. Dans la capture ci-dessous, c’est mon petit Samsung 10″. On y voit un ping via le réseau Hamachi sur le PC Vostro. Le contraire, soit sur le 10″ voir un écran de 17″ est rendu plus difficile, vu qu’on est pénalisé de la perte de surface due au browser et au bandeau.

Comme chez ses concurrents, LogMeIn permet de régler le compromis bande passante/qualité de l’image. Dans les options de résolution, il est aussi possible de modifier (diminuer) celle de la cible. Plus surprenant, par défaut il capture aussi le son: effet garantit, surtout si on n’arrive pas à supprimer cette « feature ».

A droite de l’écran, une liste de menus – pas tous à dispo sur la version Free – permet une foultitude d’actions. Le produit est vraiment prévu pour du support, du paramétrage et de l’entretien de PC distants. L’échange de fichiers est particulièrement élaboré: une fenêtre double permet les opérations aussi bien que dans Total Commander !

La place prise en mémoire est difficile à distinguer de celle du browser. J’ai vu des 70 à 90 Mo avec Firefox, 70 Mo avec IE.

En deux mots: une solution semi-pro, très complète, sécurisée. On peut reprocher l’utilisation de browser et de l’ergonomie des menus qui mangent une place importante sur l’écran visualisé.

VNC

Au début 100% gratuit jusqu’à la version 4.1.3, VNC (Real VNC); son code C++ était à dispo comme dans les meilleurs projets GNU. On peut toujours l’obtenir ici: http://www.realvnc.com/download/open/. VNC est maintenant décliné en plusieurs versions.  Désormais, une licence est demandée même pour la version gratuite. Celle-ci ne permet pas de transfert de fichier, ni de « chat ». VNC n’est qu’en anglais.

Il permet des liaisons cross-plateformes: Windows, MAC, UNIX, Linux…L’installation est sans souci. Il y a 2 programmes: le serveur: en mode manuel ou en mode service, et le viewer.Pour ouvrir une session VNC, le serveur demande un password, mais pas de session: ce sera celle qui est active, à défaut vous tombez sur l’écran d’accueil classique de Windows.

VNC ménage bien la bande passante Son mode de fonctionnement est de lire le bimat de l’écran visualisé pour le transmettre de manière comprimée, environ 10 x par secondes. Mais montrera dans ce cas malgré tout quelques lenteurs, notamment avec les bulles d’aide des programmes ainsi monitorés. En standard, les couleurs sont limitées à 256 pour diminuer la bande passante, et un dégradé apparaît plein d’auréoles. On peut changer ça par le menu – qui apparait par F8 – ou au haut de la fenêtre de connexion.

VNC server utilise 2,8 Mo (pilote) + 4,4 Mo (session); tandis que le Viewer prend  7,1 Mo. Le port 5800 est utilisé (modifiable au besoin). Si Java est installé, une option intéressante est d’atteindre une machine cible par le browser de la machine de connexion sans y avoir installé quoi que ce soit! L’URL devient: http://(nom_machine):5900 et Il lance un viewer Java ouvert sur ce port! De plus, le n° de port est aussi configurable.

Plus d’infos sur VNC ici: wiki VNC. En deux mots: souple et facile à mettre en oeuvre; peu intrusif; il n’est même pas nécessaire sur le PC source… c’est un outil que nous utilisons régulièrement sur les machines d’exploitation.

VPN SSL de F5 Networks

Cette société propose des « remote desktop » via canal VPN sécurisé. Soit un ou des accès console, sur le PC d’une entreprise via le WEB. Ceci dépasse quelque peu le cadre de cet article, mais comme j’en profite de par mon travail, permettez que vous en fasse une courte description vu de l’utilisateur. Que je suis. La connexion se fait via le WEB, depuis n’importe quel PC connecté. On s’adresse au serveur par HTTPS, et un exécutable est chargé sur le PC source. Ceci demande que le browser accepte un tel chargement. Pour la petite histoire, ce produit remplaça en 2009 – je crois – un autre: GotoMyPC. Il est aussi payant; essais 30 jours possible.

Initialement, l’application commençait par vérifier l’installation et la fraicheur de l’antivirus. Cependant, suite à des problèmes de mise à jour, ce contrôle de version a finalement été abandonné. Il y avait toujours un décalage entre la plus haute version testée de l’antivirus et une version mise à jour et appliquée sur le PC source. Ceci conduisait à un échec de connexion: pas terrible, lorsqu’on est de service de piquet et que l’on doit consulter l’état d’une machine via la connexion distante!

Si tout se passe bien, un écran de choix apparait:

On y voit quelques possibilités d’accès sur l’intranet /par définition interne, pas visible sur le WEB); aussi celle de réveiller un poste (je n’y suis pas arrivé… Il semblerait que cela a été abandonné), celle de se connecter par MAC/Linux (je n’en ai pas). A droite figurent les postes auxquels l’administrateur vous donne le droit d’accéder. Par « terminal server » lisez: console à distance.

Une fois le poste choisi (il doit être en fonction) une fenêtre de console permet une ouverture de session. Il est possible de choisir la résolution de la cible, via un menu de config:

A partir de là, la ressemblance avec le RDP de Windows est frappante. Sur le poste cible, une session locale ouverte et en fonction sera verrouillée: les collègues qui arrivent au boulot le lendemain devront se logguer pour monitorer les applications en local. A la Ville, nous proposons un tel accès aux fournisseurs sous contrat qui sont appelés à faire du dépannage ou de la maintenance de nos systèmes. Pour éviter les conflits de session, nous leur mettons à disposition un PC posé au sous-sol dans la salle des serveurs ou un PC virtualisé. A partir de là, il est bien entendu possible de scruter une autre machine du réseau (avec les droits ad-hoc, bien sûr) avec … VNC, par exemple.

Conclusion

Il faut clairement choisir sa console à distance en fonction de ses besoins. Les produits discutés ici, sont gratuits et souvent suffisant pour une utilisation privée de quelques PCs dans un sous réseau, voire même via le WEB pour assister une connaissance. La sécurité est, dans ce cas, une nécessité absolue. Rien qu’à l’idée qu’un pirate puisse surveiller ma session et/ou la prendre en main lors d’une absence me ferait cauchemarder. Mais elle est bien présente dans tous les produits qui l’offrent.

En résumé, si vous voulez prendre la main sur un PC d’un sous réseau, RDP de Windows peut suffire. Pour un bitmap fiable, sans toucher à la session, qui prend peu de ressources, ou sur un environnement hétérogène comportant MAC et Linux, votez VNC. Pour une aide interactive avec validation de l’utilisateur, via le WEB, TeamViewer fait l’affaire. Mettre à jour et vérifier des PCs, organiser une séance de démo: c’est LogMeIn qui semble mieux faire l’affaire.

Un peu plus haut, j’ai un peu moqué les i-phone avec leur écran trop petit pour permettre une prise à distance vraisemblable; mais la limite entre le PC équipé et le gadget mobile devient de plus en plus floue. Il s’agit de surveiller ce qui se fait en la matière. Avec une tablette c’est possible. Donc…

Yves Masur (8/2012)

Références

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e-cockpit: une représentation intelligente

18 juin 2012 in Microclub

Une analyse comptable par contenu

C’est un soft enclenchable gratuitement si vous avez un compte à La Poste (www.postfinance.ch). Simple et de bon goût!

A moins que vous ne payez vos factures en monnaie sonnante et trébuchante à partir d’un bas de laine, le simple fait de remplir un BV ou  de régler par carte de débit/crédit enregistre la dépense auprès du dépositaire de vos sous. Et tous ces fournisseur, imposeur, créancier, quémandeur d’argent sont inscrits avec une activité ou un secteur dans lequel ils sont actifs. Les magasin de moyens vitaux (auf deutch: Lebensmittel) vont plus loin. Comme la TVA change en fonction du produit, le type est donné.

Tout ceci peut être assez facilement catégorisé, et représenté dans un joli gâteau comme ci-dessus, en exprimant la tranche occupée dans vos dépenses, voir revenus. Le plein d’essence (mobilité), la nourriture (ménage), les assurances (assurance: tiens, ça ne change pas), le téléphone et internet (télécommunications).

Si l’affectation ne vous plaît pas, ou que vous voulez créer une catégorie, il est possible de créer/modifier une affectation. Cette nouveau filtre sera repris par la suite.

Décidément, pourquoi ma banque n’offre pas aussi ce service?

Yves Masur (6/2012)

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Les beaux nuages de tags de Wordle

22 juillet 2008 in Non classé

Il n’y a pas si longtemps que les « Tag Coulds » se sont imposés comme des représentations graphiques

Sur Wordle.net vous pouvez désormais créer de magnifiques nuages de tags à partir :

  1. d’un texte quelconque copié/collé
  2. d’une URL fournissant un flux RSS
  3. d’un nom de compte del.icio.us

Le cloud suivant donne les tags de mon compte del.icio.us :

Les couleurs, la police de caractère et la disposition du tout peut être ajustée à volonté. Notez l’algorithme de disposition qui va jusqu’à placer de tout petis mots dans le trou du grand D de 3D ! Vous trouverez sur Wordle.net de nombreux magnifiques exemples.

Il ne reste plus qu’à en faire une version dynamique intégrable dans WordPress…

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kwout : simplement génial

2 janvier 2008 in Non classé

kwout.com permet de capturer une portion de page web, d’héberger l’image correspondante et de générer le code HTML permettant de l’inclure en un simple cut&paste dans une page web. Et tout ça en utilisant à 100% le web . Rien à télécharger ! Voilà ce que ça donne appliqué à leur propre page :

http://www.kwout.com

Ouh que j’aurais voulu avoir cette idée en premier…

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Scalable Vector Graphics (SVG)

24 février 2006 in Non classé

Introduction

Scalable Vector Graphics (SVG) est un format XML standardisé par le W3C qui offre de nombreux avantages sur les autres formats vectoriels :

  • C’est un format ouvert, non-propriétaire, au contraire de DXF, DWG et DWF (Autodesk), EMF, EMZ, WMF, WMZ ou CGM (Microsoft), PDM (Adobe) ou Flash (Macromedia) et bien d’autres
  • La version comprimée (.SVGZ) est très compacte. En sauvant par exemple un grand plan CAO en différents formats, seul DWF produit un fichier encore plus petit que SVGZ
  • SVG supporte l’animation presque aussi bien que Flash, auquel il ressemble beaucoup.
  • SVG peut être affiché sur des pages web.

Affichage

Pour visualiser des fichiers SVG ou des pages contenant du SVG, tout dépend de votre navigateur:

Génération

On peut créer des fichiers SVG de différentes manières:

  1. avec un programme de dessin pouvant exporter, voire importer du SVG:
  2. Avec un programme de dessin spécialisé en SVG comme InkScapeXStudioWebDraw.
  3. En « imprimant » n’importe quel document depuis n’importe quelle application (notamment les CAO comme SolidWorks…) grâce au génial ePrint
  4. Certains programmes spécialisés produisent des résultats au format SVG. C’est notamment le cas de ImageMagick et GraphViz, qui génère automatiquement de beaux graphes à partir d’une simple description texte. Sur http://www.cadml.org je montre comment générer ainsi des graphes de dépendances entre fichiers CAO, un peu sur le même principe que Doxygen.
  5. En « programmant » directement le code SVG. En principe on peut le faire avec un simple éditeur de texte, mais il existe des éditeurs XML comme Amaya ou XML Spy

Programmation

http://www.svgbasics.com contient tout ce qu’il faut savoir pour créer des fichiers SVG, mais c’est en anglais. En français il existe ce cours qui est bien fait.

http://blog.codedread.com/archives/2005/12/01/guide-to-deploying-svg-with-html

Références

 

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