Explorer des éléments de domotique

Lampe de bureau IOT

Titillé par ce qui est proposé sur le marché, j’ai testé pour vous deux éléments : un relais électronique et une lampe de bureau. Commençons par celle-ci.

La lampe de bureau est présentée comme suit, avec le titre un peu pompeux « Original Xiaomi LED Smart Table Lamp Dimming Reading Light For Cellphone » sur le site de Banggood, au prix de environ 50.-. Comptez 3 semaines pour la livraison, mais le port est gratuit. Elle correspond physiquement complètement à la description, son maniement est simple (heureusement, car le mode d’emploi est … en chinois). Le bouton par impulsion sert à allumer/éteindre ; sa rotation diminue/augmente la luminosité ; et maintenu pressé, change la température couleur.

Mais que peut-on piloter par soft ? Le nom de l’application (ci-après nommée Apps), pas mentionné, m’est donnée via le forum : c’est Yeelight. Pour Androïd et IPhone (iOS). Une fois chargée, il faut s’inscrire sur un site, avec email (ou n° de téléphone) et password. Ensuite, il s’agit d’appairer le/les éléments contrôlables par l’Apps.

Pour la bonne compréhension, voici le schéma (partiel) de liaison que j’ai à la maison. Il y a un répéteur WiFi pour que le signal soit assez fort au 1er étage, le routeur étant au sous-sol.

schema-lan-masur

En cherchant l’appairage, je n’ai pas réussi en le faisant par le répéteur ; alors que PC portable ou le mobile passent sans difficulté du WiFi AP du sous-sol au répéteur au rez. J’ai donc déménagé la lampe près du routeur/WiFi pour ce faire ; malgré tout, il m’a fallu quelques essais pour y parvenir avec succès.

Une fois connecté, l’Apps Yeelight permet d’enclencher/déclencher la lampe ; de commuter sur une température couleur.

Les fonction sont : On-Off, une température couleur élevée pour de la lecture ; et une basse pour consulter un écran de PC sans trop de lumière bleue.

On peut renommer l’élément et même mettre un raccourci de bouton On-Off sur le bureau Androïd, ici « LED Bureau » :

Ceci a du sens lorsqu’on a plusieurs éléments commutables, pour les atteindre rapidement avec son mobile.

Conclusion provisoire

L’apps ne sert pas à grand-chose. En effet, si on travaille sur son bureau, pourquoi sortir son portable pour allumer ou éteindre la lampe qui y trône plutôt qu’allonger le bras? Il serait plus intéressant d’y avoir une commutation pour simuler une présence, par exemple. Ou un allumage progressif à partir d’une heure donnée pour servir de réveil sympathique.

De plus, comme mentionné peu avant, elle essaie de se connecter sur le routeur ; la communication est mauvaise, donc inutilisable. Souvent, le On-Off est inopérant.

17-yeelight-offline

Et l’aide pour le reset, pas secourable :

18-yeelight-how

 

Switch Sonoff

Le switch est aussi disponible par le site de Banggood, sous le nom de « DIY Wi­Fi Wireless Switch For Smart Home » pour moins de 7.-. Il fonctionne sur le 230 VAC et un pouvoir de coupure de 7 A, un courant maximal de 10A. Le voici inséré dans une rallonge secteur.

Dommage qu’il n’y ait pas de bornes pour le fil de terre…

00-sonoff

Attention : dans la description qui suit, « switch » nomme cet élément, et non un switch informatique.

Le constructeur Slampher a d’autres produits, dont des culots E27 permettant des commutations. Ce qui est moins clair est : comment sont faites les transmissions ? Sur le site, il est dit que la transmission est à 433 MHz, mais aussi WiFi. Avec sur le croquis un nuage, un AP et un smartphone… Le texte est un peu plus clair : Sonoff and Slampher will send data to cloud platform through Wi­Fi Router, they pair with the Wi­Fi through the APP, thus you can control all added appliances and lights with your smart phone or tablet.

Application

L’Apps à charger sur smartphone est : EWeLink. Son installation demande une inscription, un login, un mot de passe. Ce qui peut inquiéter toutefois est ceci :

01-ewelink-droits

Pourquoi une telle Apps a besoin de la position, du micro, de la caméra ? très intrusif, tout ça ! En tous cas, j’hésiterais à l’utiliser pour, disons, enclencher/déclencher un réacteur nucléaire.

La confirmation qui suit n’est pas de nature à tranquilliser :

02-securite

De mon expérience précédente, je n’essaie même pas d’appairer le switch via le répéteur ; mais je le fait directement au sous-sol, où se situe mon atelier de bricolage. Je commence bien sûr par un câblage du réseau et d’une prise femelle, et y branche une lampe. Le témoin vert commence à clignoter.

Malgré les précautions prises, cet appairage s’avère ardu. Il faut de la patience… 3 minutes par essai.

03-ewelink-pairing

Après x essais, je prends le parti d’y aller « à la main », comme proposé à l’écran suivant.

03-ewelink-pair-fail

Mécanisme d’appairage

Là, je comprends mieux le système : lorsqu’on appuie 5 secondes sur le bouton du switch (il sert aussi à enclencher/déclencher à la main), le WiFi interne du module se met en mode AP et présente une identification WiFi ; l’Apps connecte le WiFi du mobile sur le switch en mode AP, lui configure quelque chose, puis retourne sur la connexion WiFi « normale » et finalise la connexion sur le serveur. Il faut évidemment que ceci joue dans un certain laps de temps. Il suffit que le switch soit passé en mode client ; ou que le mobile n’ait pas eu le temps de tout faire pour « programmer » l’appairage et c’est à refaire.

Après quelques combats insoutenables, l’appairage est fait. Une fois le switch connecté, un bouton (renommable) se présente, et permet de le commuter.

Un coup d’œil sur la liste des appareils connectés sur le routeur montre ceci :

06-dhcp

Le genre de chip WiFi doit être le même pour la lampe Xiaomi et le switch que nous testons présentement. Intéressant, ce « ESP » au début de l’identification… Notez aussi le « computer » dont l’adresse finit par 107 : c’est mon portable Windows 10, qui demande un nombre impressionnant d’adresses IPV6. Les « android » sont le mobile de ma femme et le mien.

Essai de timer

L’Apps propose une tempo pour enclencher/déclencher ; ainsi qu’un maximum 8 timers programmables à date fixe ou selon les jours de la semaine. La question est : que se passe-t-il si je programme un timer et que mon mobile se déconnecte du WiFi ?

Le test est effectué, en programmant un déclenchement dans 2 minutes, puis en mettant le mobile en mode « avion »… Test passé avec succès. Ceci signifie que c’est bien par le serveur distant que les ordres sont stockés et effectués. Ou que la puce du switch maintient l’heure et une liste d’enclenchement déclenchement ?

Essai via la connexion GSM

La connexion WIFI du mobile est coupée. Comment va réagir le switch, si l’Apps n’est plus en connexion WiFi locale ?

Test : c’est fonctionnel. Donc, là on est sûr que ça passe bien par un serveur distant. Ou en bonne partie.

Essai avec réseau local, sans Internet

Est-ce que la liaison locale ne suffit pas pour commander en On-Off ? Pour en voir le cœur net, je coupe la liaison Internet du routeur ; le téléphone fixe de la maison devient hors service… Malgré la liaison WiFi active, par lequel tout le potentiel local subsiste, pas moyen d’actionner le switch. La preuve est bien là : les ordres de commutation instantanés passent aussi via le serveur chinois.

04-ewelink-device-offline

Réponse aux sollicitations

Passant par un serveur distant, on peut s’attendre à quelque délai. Toutefois, si la connexion et établie, c’est-à-dire que l’application est en avant-plan et que le réseau est stable, le délai entre le moment où l’on clique sur le bouton et l’activation du relais ne dépasse pas les 200 ms. A l’oreille bien sûr, je n’ai pas mis en place des conditions de labo pour cette mesure ! Et à l’oreille, parce que c’est bien un relais électromécanique qui clique dans le switch, et non un triac qui commute silencieusement.

 

Un ping sur www.ewelink.com montre une réponse de 27 ms. C’est peu. Comment est-ce possible ? Un coup d’œil sur le site répond à la question : ils utilisent le service « amazone cloud AWS » pour ce faire. Et via ce dominateur de la WebSphere qu’est Amazone, dont les serveurs sont distribués partout sur la planète. C’est aussi pourquoi l’Apps demande la localisation à l’inscription…

Essais de coupure d’alimentation du switch

Dans un tel cas, le switch doit reprendre la connexion WiFI avec le routeur/AP. Pour vérifier son temps de reconnexion, je lance un ping -t sur son adresse. Et lui coupe le jus.

Test : j’allume la barrette sur laquelle le switch est connecté et enclenche le chrono, puis observe la fenêtre des pings… il reprend la ligne en 5 secondes ! Si tous les appareils connectés en faisaient autant…

Conclusion provisoire

Le switch remplit sa fonction. Il est à dispo, reconnecté et reconnectable, rapide. L’état est à jour sur l’Apps, même en cas de changement manuel par le bouton. Les renommages, ajouts, ou encore du groupage (pas essayé avec 1 élément…) sont pratiques. Les fonctions de timers sont raisonnablement sûres.

On peut toutefois blâmer la difficulté à appairer les devices. Pour un bricoleur/développeur, on attend de pourvoir utiliser en direct de tels éléments avec une API de sorte ; ce qui ne semble pas le cas. A moins de sortir l’artillerie lourde et d’espionner les flux TCP-IP, on ne saura pas quel est le protocole. C’est bien dommage.

Tout bouge et tout change, c’est à surveiller.

Yves Masur (1/2017)

Références:
lampe LED Xiaomi
Relais Sonoff

 

 

 

 

 

 

TV connectée

Choisir

Comment bien choisir sa TV aujourd’hui ? Les prix sont en baisse régulière, les options et les performances en hausse constante. Au début de ma carrière, une TV couleur 66 cm (pas d’autre choix) multinormes, n’acceptant que la HF coûtait entre 3500.- et 4500.-, Et un vidéo recorder, le même prix… le salaire du technicien débutant, en fin des années 1970 était de 2200.- brut. Donc, grosse maille, 2 salaires pour une TV. Aujourd’hui, pour un écran de 100 cm, on trouve des offres à 600.-, alors que le salaire médian est de 6000.-. Donc 1/10 de salaire pour un écran.
Lequel choisir ? Quelles performances en attendre ? N’attendez pas de cet article une réponse limpide, d’autant plus que… je n’ai pas la TV ; j’utilise seulement l’écran pour passer des films. Les nouvelles TV sont connectables.

C’est-à-dire, via un câble Ethernet ou le WiFi, du contenu peut transiter. On trouvait encore il y a 10 ans, des écrans avec entrées RGB par BNC ; puis il y a 5 ans, l’entrée VGA. Maintenant, c’est HDMI. L’USB peut non seulement proposer des fichiers, mais sert maintenant à l’enregistrement d’émission – souvent dans un format propriétaire.
Jeux vidéo obligent, il y a toujours l’entrée RCA vidéo composite (YUV) et le son. Et plus qu’une PERITEL pour un ancien – forcément – enregistreur à cassette VHS.
Mais quel écran prendre ? Les plus petits, soit moins de 80 cm / 32 pouces, n’ont pas/plus toute la connectivité. Un 4K, autrement dit une définition d’au moins 4000 points en largeur pour miser sur l’avenir ? Actuellement, une telle résolution est confidentielle. La plupart sont en 1920 x 1080 ; à noter que les codecs vidéo actuels ne vont pas au-delà.


Un semi circulaire ? Ça ne favorise pas une large vision de l’écran. Refresh à 200, 400, 800 Hz ? Si l’image classique TV est à 50 Hz (50 demi-images), c’est du remplissage, au mieux du lissage ; on ne verra pas forcément la différence. Une TV 3D ? Le nombre de film 3D est confidentiel ; mettre des lunettes assombrit l’image… Commande par geste ? Pourquoi pas…
On peut aussi juger selon l’indice de consommation ; mais les indications sont pour le moins abstraites avec une indication d’énergie moyenne par an ; mieux vaut se fier au A+++ et à la puissance indiquée, notamment pour le stand-by.
Pour que ça soit compatible avec le meuble bibliothèque, j’opte pour un 40’ – 100 cm de diagonale. Pour avoir un bon son, je vérifie les épaisseurs ; mais le vendeur m’affranchit : le son n’est de toute façon pas bon, il faut une barre de son. C’est un dispositif longiligne pour les aigues – médium, avec un caisson pour les basses. Les plus chères sont quasi le prix d’une TV, environ 700.-. J’opte pour une de milieu de gamme Samsung HW-H450; malheureusement avant d’avoir vu l’émission A bon entendeur. Rappelez-vous : je n’ai pas la TV ! On peut cependant voir l’émission sur le site de la RTS (http://www.rts.ch/emissions/abe/6260414-television-quand-le-son-se-barre-la-barre-de-son.html ) qui préconise, pour le même prix, de s’acheter une petit HiFi…
Le jargon est étendu, en voici un exemple dont en gras, ce dont le présent article parle. 4K ; UHD ; 1000Hz; 3D ; Dimming; TWIN DVB-T/C/S2/Cl+/EPG; WiFi ; DLNA ; USB recording ; Time shift ; PIP ; EPG ; NFS ; Viera Link ; Master surround 2.1 ; HDMI ; SCART ; DisplayPort ; YUV
Au final, j’hésitais entre deux modèles : Panasonic ou Samsung ? Un essai avec des fichiers sur une clef USB me montre que les photos sont bien rendues sur les deux ; par contre le Samsung ne passait pas un film au format Apple m4v. Ce qui n’a aucune importance, il suffit de renommer les fichiers en mp4 ! Par contre, mon mobile Note 3 de la même marque peut être connecté en mode copie d’écran : sympa pour passer des photos. Il semble qu’entre marque différentes c’est possible via la connexion NFC, mais il faut trouver les bons pilotes. J’opte pour le modèle UE40H6410. Les explications qui suivent sont basées sur ce modèle.

Télécommandes

Me voici avec 3 télécommandes, 4 avec celle du VHS. Une pour la barre son, elle heureusement inutile sauf pour la configurer; puis deux pour la TV. La 2ème est la « touchpad », soit disant intuitive ; et configurable. Elle agit un peu comme une souris ; un capteur de mouvement permet de déplacer un pointeur sur l’écran et naviguer dans des menus. Qui ne sont guère intuitifs, à mon avis. En matière de commande, cerise sur le gâteau, le PC peut servir aussi de commande : mieux vaut qu’il soit portable.

WiFi

Je n’ai pas testé le câble Ethernet, car le Wifi de la TV reconnait mon réseau. Elle peut aussi fonctionner en hostpoint. Pour se connecter au routeur, il faut juste être patient et précis pour entrer le password, avec la télécommande et le clavier présenté à l’écran. On pourrait en connecteur un physique sur une entrée USB (mais avec quel jeu de caractères ?).
Puis on est connecté. Et que dit un poste ainsi connecté ? Mais oui : voulez-vous mettre à jour le firmware maintenant ? Puis ce message : il n’y a pas de signal TV pour scanner les postes possibles. La TV a donc pris une adresse sur mon routeur. Bien entendu, via le setup paramètres, il est possible de le configurer en manuel, ceci en IPV4 seulement : c’est donc clairement destiné à un sous-réseau et non pas à un accès « full » sur Internet.
Afin de vérifier ce qu’on peut faire de cet écran, j’ai essayé :
Ping – OK ; répond, même avec des paquets de 65’500 bytes !
Telnet – pas de port 22 ; il se ferme tout de suite
http – pas de réponse ; erreur 404
D’autres outils réseau de la série Nirsoft ne montrent rien d’utilisable : pas de nom réseau, pas de constructeur de l’interface, rien. Pour aller plus loin, il faudrait hacker le poste : http://www.numerama.com/f/117008-t-le-hacking-des-televisions.html Ceci se fait via une clef USB, en « upgradant » le firmware (pour l’instant, je me retiens).

Vu depuis la TV sur le LAN

Depuis la TV, on voit les PC avec leur nom réseau symbolique. Par exemple, mon portable est affiché avec un joli drapeau Windows, et indiqué « VOSTRO :Yves ». Il montre donc les noms des comptes utilisateurs ; pour chacun s’il y en a plus d’un, une nouvelle instance du PC est affichée. Bien… Si on cherche un fichier multimédia, on ne trouve… rien.04 SmV-folders1 Malgré tous les droits ouverts sur certains répertoires ; pas moyen de s’y promener. Il manque quelque chose. Une boite de dialogue affiche « impossible… », et c’est tout.

Programmes pour l’Internet

Une série de programmes sont livrés avec l’appareil ; variable selon le pays. Une partie d’entre eux donne sur des sites payants ; il faut sortir sa carte de crédit. Souvent, les options ou l’activation passent par l’ouverture d’un compte Samsung, que l’on peut activer par… Facebook (au secours !) De retour sur le PC, j’ouvre le compte en question, mais certes hors de FB. Ceci n’est même pas nécessaire pour utiliser les applications suivantes : Youtube, Skype, Zattoo, Netflix, déjà prêtes à l’utilisation.

Latence

Mon fils Jonathan, qui possède des consoles Nitendo d’un autre âge, les a testées sur la bête. Réaction : « C’est horrible ! Quelle latence !». Comme je lui en demande la démonstration, il me montre que l’appui sur le bouton de tir (je le suppose) réagit 100 ms plus tard… En réglant le filtrage de l’image moins fortement, la latence diminue. Il semble que le moyennage des pixels introduit du retard sur l’image. On peut heureusement faire ces réglages par type de sources vidéo.

Smart view 2.0

Selon Samsung, c’est l’utilitaire de PC ou pour device Android qui fait tout. 01 smartview-start
Voyons cela. Il propose de faire deux choses : passer des images, des films, de la musique sur la TV; ou de la servir comme écran secondaire et de la télécommander. Un bouton permet de rechercher la TV sur le réseau…02 Smartview-connect

Après quelques secondes, on voit apparaître le nom qu’on a configuré ; on valide la connexion. Le programme présente alors 3 volets, surmontés de menus sobres.
03 Smartview-connect

À partir d’ici, il faut découvrir. Et on découvre que si Samsung est fort pour hard ; concernant le soft, ce n’est pas si évident. Leurs ingénieurs n’ont pas pris des cours d’ergonomie. Ou c’est l’effet W8.
On découvre deux modes : soit on lance un fichier depuis le PC sur la TV ; soit on cherche un fichier de la TV sur le PC.

Depuis la TV, vue du contenu du PC

Si Smart View est démarré, mon PC est vu une deuxième fois : « multimédia VOSTRO », et présente 3 répertoires : RootImageFolder, RootVideoFolder, RootMusicFolder, avec les fichiers que l’on a partagé par DragDrop dans Smartview.
Pour tester les limites de la solution, j’y ai mis tout mon dossier photo ; il pèse 31 Go. L’application a mis un temps important, entre 1H et 2H (je suis allé manger entre deux…). Mais visiblement, hormis le temps d’insertion, pas de duplication du contenu, car l’espace pris sur le HDD n’a pas gonflé entre deux. 06 smartview add photos
Mais… vu de la TV, c’est la galère concernant la disposition. En effet, je stocke mes photos par répertoires année, puis par mois : 02, 02, 03… Cette organisation n’apparaît pas ainsi sur la TV. Le tri est fait de telle façon à ce que tous les répertoires sont mis « à plat ». Il y a donc une série de quinze icônes 01 (janvier !), puis de 02… sur deux lignes. Et des flèches pour aller un cran plus loin. Insupportable et inutilisable. Il faut donc partager seulement un nombre restreint de répertoires pour s’y retrouver. Et si possible, nommer ses photos. Une fois la séquence démarrée, on peut les faire suivre à l’écran comme un diaporama.
Quant à la musique – sans compter le peu d’intérêt qu’il y a à passer de la musique sur une TV, la problématique est semblable, si ce n’est que les morceaux sont affichés dans une liste verticale. Ça ne fonctionne pas en parallèle avec le diaporama… Dommage.
Pour les films partagés, je n’en ai que peu, ça fonctionne correctement. Attention toutefois à ce que le PC ne se mette pas en veille au bout d’une heure d’inactivité! Les fonctions pause, avance et recul rapide sont fonctionnelles. À signaler aussi, l’incroyable délai qu’il faut entre le moment du partage et sa visibilité. Et le fait que Smartview prend 25% du CPU, sans moindre transmission de fichier.

Played on TV

Depuis la 3ème colonne de Smart View, j’essaie est de passer un film au format mp4 en glissant le fichier sur « Drag content here » de Smartview. Rien ne se passe. Car c’est seulement le contenu déjà mis dans Smart View que l’on peut cliquer-glisser là ! Après quelques secondes de mise en cache, ça marche et il apparait à l’écran ; mais je constate que le format cinémascope original n’est pas respecté (pas de bandes noires horizontales).
De plus, impossible avec la télécommande de pause ou d’avance rapide. C’est le PC qui pilote, via Smart View.
Le même principe vaut pour les photos et la musique ; fort heureusement ni les photos ni la musique ne sont déformés !

DLNA – la norme qui fait… tout ?

Parmi les acronymes associés aux TV connectées, on trouve DLNA. C’est une norme permettant l’échange de contenu image/vidéo entre devices tels que PC, NAS ou smartphone. Explications ici : http://www.clubic.com/article-314912-5-dlna-reseau-multimedia-maison.html et Wiki là: http://fr.wikipedia.org/wiki/Digital_Living_Network_Alliance

NAS et service multimédia

Parmi mes NAS (nom : NAS2 sur le LAN) celui qui convient le mieux est un Synology assez récent pour lui ajouter les services DLNA et UPnP. Je dois commencer par mettre Android à jour, en deux fois, car il passe de la version 4.x à 5.0 ; puis tout de suite après, encore à 5.0X… À la fin, je peux enfin activer le DLNA et le UPnP, par un programme « Service multimédia ».

20 NAS paquets
Une fois installé et démarré, celui-ci ajoute trois répertoires à la racine du serveur : video, photos, music.
Il me faut mapper des disques réseaux supplémentaires sur mon PC et déplacer ces monceaux de fichiers pour parvenir à mes fins.

22 NAS repertoires

Ouf, c’est fait. Et sur la TV, que vois-t-on ? « NAS2 » et trois propositions : Photos, Vidéos, et Musique.
Si la vision de films ou l’écoute de morceaux de musique ne posent pas de problèmes ; les photos ne sont pas visibles. Le fichier est bien montré dans le folder, mais avec une taille de 0 octet. Alors qu’avec le PC elles sont parfaitement lisibles.

Conclusion

Une TV connectée permet bien de visionner des émissions sur l’Internet, la bande passante est maintenant suffisante pour assurer une belle qualité. On peut également en profiter pour visionner des photos de son smartphone ; de son PC ou de son NAS. Il faut toutefois chercher la meilleure technique, ce qui demande des essais et de trouver sa voie parmi les techniques mises à disposition et plus ou moins bien implémentées.
Yves Masur (5/2015)