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Yun – Monitoring de l’eau solaire

11 octobre 2014 in Microclub

A quoi ressemble un système d’ECS écologique ?

L’eau chaude sanitaire (ECS) de mon logis est une combinaison écologique : le gaz, qui sert aussi au chauffage de l’immeuble produit l’énergie pour chauffer l’eau. Un système avec capteurs solaires sur le toit permet de limiter l’usage du gaz. Le stockage de l’eau chaude est en 2 volumes de 200 litres : un premier pour le circuit solaire, le second pour l’ECS.

schema ECS

Ces deux volumes, d’un total de 400 litres, sont cascadés. Le soutirage d’ECS est donc complété par l’eau solaire, qui elle-même est alimenté par l’eau du réseau. SI la température de l’ECS descend en dessous de 43° (réglable), le chauffage à gaz s’active et la remonte à environ 48°. Pour le solaire, une sonde sur les capteurs vérifie que la température est 8° supérieure à celle du volume d’eau solaire : une pompe de circulation commence à tourner et s’arrête si la différence n’est plus que de 4°. Ce pilotage est assuré par un boitier électronique séparé (http://www.viessmann.ch/content/ch/fr_ch/habitations/produits/Systemes_solaires/vitosolic.html )

Explication du fabricant, ici :

http://www.viessmann.ch/content/ch/fr_ch/habitations/produits/Systemes_solaires/Production_solaire_d_eau_chaude_sanitaire.html

Sur le schéma, on voir +/- clairement les deux circuits ; et dans le solaire, bloc de gauche, 2 thermomètres ‘T’ et une pompe.

Est-il écologique ?

Donc tout est fait pour que l’énergie solaire soit utilisée au mieux. S’il n’y en a pas la nuit ou un jour de pluie, la pompe doit s’arrêter. On soutire de l’eau déjà tempérée ce qui est mieux que celle du réseau à 8-10°C. Si par beau temps continu l’eau viendrait à monter à plus de 65°C, la pompe devrait s’enclencher la nuit pour… refroidir. En effet, il suffit d’une série de beau et de vacances l’été pour que la température monte, monte… et endommage le système.

Doutes

Mais voilà… En 2013, ma consommation d’électricité a légèrement augmenté. C’est louche. Mon but est de descendre en dessous de 2 MWH.

Mais voilà… Dès qu’il fait gris, l’eau chaude n’a plus son « pep » habituel.

Mais voilà… en rentrant le soir, parfois à 22h, j’entends au sous-sol la pompe solaire qui tourne…

Bizarre, non ? Je commence à noter.

notes manuscrites

La date, l’heure, le temps, le compteur du gaz, les températures, l’état de la pompe. Une appréciation concernant l’ensoleillement. Mais souvent les données manquent. Comme je n’ai pas une vocation de rat de cave ni de releveur de compteurs, je décide d’employer un Arduino Yun pour ce faire.

Enregistrement des paramètres

Le montage est fait rapidement : 3 sondes et un relais en parallèle sur l’alimentation de la pompe pour donner son état. Les sondes sont un modèle assez précis, qui travaille avec un bus « on-wire ». Elles ont un connecteur Groove. Plutôt que le Groove Shield, j’utilise celui du Pr Nicoud, le LearnCbot qui a l’avantage d’avoir 2 boutons poussoirs et 4 LEDs. Un bloc secteur USB (non visible sur la photo) alimente le Yun.

Yun ECS

On remarque sur la photo de ce bricolage les différent éléments, fixés par un rail DIN 35 mm au mur de la buanderie dans un boitier trop petit… contenant le relais « pompe » et une extension Groove pour les 3 sondes.

Comme je mets au point le soft sur mon bureau, j’utilise le bouton comme simulation de la pompe ; une LED pour montrer que l’on voit la pompe active et une LED supplémentaire pour montrer l’activité WEB et une dernière comme signal de vie, elle clignote à la seconde.

La dernière version du soft permet d’afficher sur une page l’instantané des données, puis toute les 10 minutes d’enregistrer les infos dans un fichier mensuel sur la carte SD. Avec un format tabulaire, compatible Excel. Comme le Yun est connecté au WiFi de la maison, je peux ouvrir un browser et consulter en temps réel les données ou en examiner l’enregistrement ; puis les copier et les analyser avec un tableur et en faire des courbes plus parlantes.

Résultats

Les courbes représentent :

  • 1) bleue l’état de la pompe (0 : Off ; 10 : On)
  • 2) brune : température au retour des capteurs
  • 3) grise : eau solaire
  • 4) jaune : eau sanitaire

3-pompe-ko

On voit clairement que la pompe est inutilement enclenchée et refroidi l’eau solaire ! D’entrée, je décide d’abaisser la vitesse de la pompe solaire de 3 (75W) à 2 (60W) pour diminuer le gaspillage électrique. Par contre, la circulation entre les deux volumes : eau solaire et ECS, est idéale. L’ECS colle parfaitement à la montée de température, et s’isole lorsque l’eau solaire refroidit. J’en avise l’installateur, courbe à l’appui. Après quelques tribulations et échanges, le diagnostic tombe : le régulateur a une panne intermittente. Une fois la réparation effectuée par le changement du régulateur, voici ce que ça donne :

3-pompe-vitesse2

Le fonctionnement En/Hors de la pompe recherche désormais bien l’énergie ; mais son état indiqué est un peu trop rigide : il suffit qu’elle ne soit pas enclenchée lors de la mesure pour indiquer un « 0 », ou que ce soit la dernière seconde avant l’arrêt pour qu’un « 10 » peu représentatif soit enregistré.

On remarque aussi que la pompe travaille par à-coups. Lorsque la température est atteinte, le circuit envoie une grande quantité d’eau fraiche dans les capteurs. Ceux-ci n’arrivent pas à la maintenir au-dessus du seuil de déclenchement. La circulation arrêtée, la température remonte ; et on recommence. Je décide de la régler sur la vitesse 1 (40W), la plus basse ; et je modifie le soft pour indiquer un pourcentage d’utilisation dans la tranche des 10 minutes.

3-pompe-vitesse1

A la fin d’un tel jour, qui a tout de même vu passer des nuages entre 14H00 et 14H40, il y a 400 litres d’eau à 60°C. Merci soleil !

Il reste quelques possibilités d’amélioration. Par exemple, au premier « turbinage » du matin, tout l’eau de la colonne de 12 m jusqu’au toit refroidit forcément fortement les capteurs. Idéalement, on devrait temporiser un peu avant d’enclencher la pompe et attendre un delta plus important de température.

Ces données ont été partagées avec l’installateur. Voici son dernier email :

Le 06.10.2014 14:56, <protection de l’anonymat> a écrit :

Bonjour,

J’ai un client qui a le même problème, ne sachant pas si c’est le  circulateur ou la régulation, je vous demande si vous me mettriez l’enregistreur à ma disposition, autrement, je vous le rachète, Si le programme des relevés va avec ?

Conclusion

Grâce à un système de mesure précis, un défaut de l’installation de production d’ECS difficile à mettre en évidence a pu être identifié et éliminé ; et un réglage optimal de l’installation fait. Ces prochains mois j’espère économiser du gaz et de l’électricité ; j’ai un suivi instantané et archivé du fonctionnement de l’installation. Cependant, pour pouvoir mettre le système à disposition d’un tiers, il reste à peaufiner le logiciel. Ceci est une autre histoire, qui fera (probablement) l’objet d’un article sur les techniques mises en œuvre sur la plateforme Arduino Yun, Linux, avec code C++, Javascript, Wifi, bus One Wire.

Yves Masur (10/2014

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Picasa et la reconnaissance faciale

18 janvier 2012 in Microclub

Mise en route

Picasa est un gestionnaire d’image gratuit, produit par Google. On peut le télécharger facilement et l’installer sur son PC (http://picasa.google.fr/). J’avoue ne l’utiliser qu’occasionnellement, à cause de sa lourdeur en terme de charge et sa prise en main style « prison dorée ». Le produit a un lien fort avec le WEB – c’est un euphémisme que de le dire, venant d’un des acteurs majeur de la blogosphère. Mais ses puissantes fonctionnalités, telles que organisation, retouche photo sont très intéressantes (et gratuites ;-). Mais ici, je ne vous parlerai que de la fonction de reconnaissance faciale, disponible dès fin 2008 mais seulement en version anglaise, elle a évolué en un outils performant dans la version 3.9. Pour plus de précisions sur cette fonctionnalité:  http://support.google.com/picasa/bin/answer.py?hl=fr&answer=156272

Une technologie puissante

En quoi consiste-t-elle, cette reconnaissance faciale? Il s’agit de détecter des visages dans des photos numériques, puis, par classification de traits morphologiques, lui attribuer un nom. C’est dit en 2 phrases, mais penser à la puissance de calcul d’analyse, de tri, de détection qu’il faut rien que pour savoir dans une image de 2 à 15 méga pixels si c’est bien un tête à laquelle on a affaire? Si c’est l’analyse d’une série de portraits ce serait encore raisonnable. Mais dans les milliers de photos qui gisent sur le disque d’un PC personnel, parmi les paysages, les décors, les sites et j’en passe! Une tête peut bien faire partie d’une photo de groupe que d’un portrait posé, avec des possibilités de zoom allant du cadrage photo-passeport, à la prise de Madame devant un site dont la beauté s’ajoute à celle du sujet, à la photo d’un groupe hétérogène…

La tête détectée, il s’agit encore de savoir si les traits du visage appartiennent à un profil donné. Ces traits pris bien sûr dans des conditions de lumière aussi variables qu’un contre-jour photogénique, un trois-quart, voire éclairé en face par un flash. De plus le sujet peut avoir changé de coupe de cheveux, mis un couvre-chef, des lunettes! ça semble une mission impossible. Et pourtant, Picasa le fait. Mais voyons comment.

Activée, la fonction de reconnaissance faciale scanne les images de votre disque, en arrière plan. Avant de laisser démarrer le scan, il vaut mieux limiter le champ d’action à Picasa. Sans quoi, tout le disque y passe. Si comme moi vous avez des montages de photos et des copie de sites WEB, il va vous les trouver à triple! Ceci se fait par « Outils – Gestionnaire de dossier ». Ensuite, l’analyse se passe: il y en a pour des heures, avec un CPU 2 Core, dont un quasi utilisé pour Picasa.CPU load

Après un certain temps, un bon quart d’heure, Picasa commence à vous proposer des visages. Dès lors, vous pouvez leur coller un nom et plus : adresse email, coordonnées, compte de blog, etc. Pour faire simple, le nom suffit a valider la fiche. Dès que Picasa en trouve de nouvelles instances, il les propose avec deux coches : OK, pas OK.

Il a fallut 3 heures pour parcourir l’ensemble de mes photos: 17 Go, 13’000 fichiers dans 543 dossiers.

Précision de la détection

Il faut l’avouer, la détection dans des conditions de lumière fort diverses fonctionne de manière impeccable. Jugez-en plutôt (désolé si il y a souvent mon portrait, mais c’est pour éviter une fuite WEB incontrôlable côté famille). Il n’y a aucune comparaison – en parlant des pixels entre les conditions de lumière et formes présentées ici:Yves lumiere

Et à des âges différents, est-ce que ça fonctionne? et de côté? Mais oui!

Yves selon age

Sur la photo bas, à gauche, j’ai 26 ans, une moustache des cheveux mi-longs (et noirs!) pris légèrement en plongée. De plus, ma fille masque un peu le visage: il est pourtant reconnu.

Reconnaissance de paternité ?

Avant de cliquer OK (ou non), il est intéressant de voir ce que Picasa propose. Avec mon petit-fils Jérémie, il vient souvent son père: Anh-Cat. Picasa prend donc en compte la possibilité d’avoir des images anciennes, scannées dont la date de fichier ne correspond pas à la prise de vue.

Dans les quelques photos que j’ai du père de Anh-Cat (donc le beau père de ma fille, vous suivez?), il était proposé comme premier choix en tant que « Anh-Cat ». Même scénario entre mon fils Jonathan et moi:

J’apparais dans le deuxième et dernier choix. D’où la réaction de ma femme: est possible qu’il y ait des traits et des ressemblance si frappantes? Il faut avouer que, sur plusieurs cas, c’est surprenant de précision.

Le contexte et le nommage

En regardant un peu profondément, on s’aperçoit que Picasa a un choix limité de personnes: celles que vous voulez bien reconnaître, en en les ayant en nombre de représentation sur votre disque dur. De plus, j’ai pris le plis de nommer mes photos. Plutôt que IMG_449.JPG, elle ont le n°, puis le nom raccourci des acteurs présents et le lieu ou le contexte. Ce n’est donc pas impossible que Picasa se base sur ces patterns de caractères pour s’aider à la détection. En outre, dans des photos familiales, qu’y trouve-t-on? des gens de la famille, bien sûr.

Contre exemple

Or donc, la théorie de la paternité imaginée par mon épouse au vu des premiers résultats va vite être réfutée. Pour cela, il faut aller dans la liste des visages non reconnus. Sur mon PC, il y en a environ 12’000; ceci est dû notamment à mes activités associatives ou apparaissent nombre d’images de groupe, avec des enfants sourds et leur fratrie. En voici un, avec un sympathique ressortissant du continent africain, par ailleurs père d’un enfant sourd et faisant partie – comme moi – de l’ASPEDA (www.aspeda.ch):

On voit dès lors que Picasa pioche dans les registres connus… Sans se soucier trop de la ressemblance, ni de race (un africain, un européen, un asiatique!)

Plus amusant, ce vitrail, qui en lieu et place du Christ, propose… (je ne le dirait pas!)

Jesus

Toujours est-il qu’un visage a été reconnu dans la photo! Dès lors, on peu fortement douter de la précision d’un système d’authentification basé sur la reconnaissance faciale, tel que décrit ici: http://www.clubic.com/univers-mac/actualite-467310-apple-songerait-deverrouillage-reconnaissance-faciale.html .

Conclusion

Forcément provisoire… Picasa permet de faire une collection de portrait d’un personne souvent photographiée pour en faire un montage, un petit film, ou un quiz: où était-ce? Le machines puissantes et multiple-cores d’aujourd’hui permettent ce qui – il y a quelques années, semblait tenir de la science-fiction. Avec bien sûr, des dérives à la clef dès que ça file sur le WEB. Picasa le propose bien sûr en lien avec Goggle+. Associé avec la géolocalisation, Big Brother n’est plus très loin… Cette technologie est possible également avec d’autres logiciels (http://www.softonic.fr/s/reconnaissance-faciale ), pas essayé.

Autres liens en relation:

http://webster.e-monsite.com/home/nouvelles-de-l-informatique/la-reconnaisance-faciale-arrive-sur-google.html

http://www.lesnumeriques.com/allemagne-brider-reconnaisance-faciale-facebook-n20471.html

Yves Masur

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Python avec l’environnement PyCharm

3 janvier 2012 in Microclub

Installation et 1ère prise en main

L’environnement PyCharm, de Jetbrains (http://www.jetbrains.com/pycharm/) est prévu pour la programation, test, debug et déployement en Python. Le fichier téléchargé pour l’installation pèse env.80 MB. Elle se fait sans problème, pas besoin de redémarrer Windows. Avant de le lancer, il faut avoir un (ou plusieurs) interprèteur(s) Python installé(s). Dans mon cas, j’ai la version 2.7.2.

Au lancement, PyCharm vous demande lequel vous utilisez, afin de l’analyser et l’indexer. Ce qui prend pas mal de temps.

scann de Python

Si comme moi vous rangez vos projets Python dans un répertoire, il suffit d’indiquer à PyCharm avec lequel vous voulez travailler; il en fait un projet. Chaque fichier *.py du répertoire peut être démarré, Par contre, il faut le configurer en conséquence. Ci-dessous, le message: « Configure Python Interpreter », qui survient, la config étant accessible en tout temps via l’icône « clef à écrou » juste avant le « Help ».

Open dir
Ouvrir un projet

Disposition

Les fenêtres sont assez parlantes par elles même: Projet, Structure, Favorites, mais précisons qu’on peut les développer par Alt + n° de la fenêtre dans le layout, qui lui même est configurable et modifiable. Les fenêtres peuvent être Pined, Docked, Split ou encore Floating. Un double clic sur un nom de fichier du projet l’ouvre dans l’éditeur. Évidemment en syntaxe colorée. La structure correspondante apparaît et peut être développée. L’élément est représenté par un symbole coloré. On a v: variable, C: classe ou m: fonction (méthode, selon la terminologie PyCharm); si le symbole est cliqué, le curseur est positionné à l’endroit adéquat dans le fichier source. Celui-ci est encodé en utf-8 par défaut, PyCharm gère aussi le format de lignes Mac ou Unix.

Toutefois, j’ai été surpris par un fichier de config contenant des lettres accentuées au format ANSI Windows-1252 (et non utf-8 comme indiqué ci-dessous), il affichait de vilains losanges avec ‘?’.

codage win-1252

codage win-1252

Configuration

Reprenons les paramètres de lancement du module. Dans l’écran ci-dessus, le module chargé « det_an02″ est un programme simple, qui tient dans un seul fichier. Il faut qu’il soit déclaré « main » pour démarrer. Voyons donc la configuration, pas encore établie, donc avec un ‘x’ rouge.

Edit config
Editer la config

run_debug_conf

Par défaut, le nom de la config est celle du nom de fichier de script. Le plus souvent, si le module doit être testé, l’important est de fournir des paramètres en ligne de commande. Dans ce cas, se sont un fichier d’entrée à traiter « riponne20.txt » et celui de sortie « out3.txt ».

Pour lancer l’exécution,Logo Run la lancera en mode normal, tandis que Logo debug la lancera en mode « debug », dont le temps d’exécution est environ 10 fois plus grand.

Une fenêtre de l’interpréteur Python montre le résultat. Ou les erreurs de compilation, vu que le Python produit du byte-code. Un clic sur l’erreur amène l’édition à la ligne coupable.

Debugger

Le mode debugger est un point important d’un environnement de développement. Plutôt que d’envoyer des « print » aux points blocants du programme, PyCharm permet d’insérer des « break point » dans le code. Ou de lancer l’exécution jusqu’à la position du curseur dans le source. Ensuite, on peut suivre le déroulement en pas à pas, avec ou sans détailler les appels à des fonctions/méthodes, attendre le retour d’un fonction, voire un prochain « break point ». Il faut noter, cependant, un ralentissement considérable de l’exécution du programme!

Dès que le programme est suspendu, on peut changer au vol des variables, et procéder à l’évaluation d’expression, ce qui est utile dans des tests compliqués. Il suffit de faire une sélection partielle du code source et de le copier dans l’évaluateur pour en avoir le résultat.

Éditeur

L’éditeur est – nous l’avons vu – a coloration syntaxique. Ce n’est pas tout: il met automatiquement la parenthèse fermante si l’on en ouvre une, ainsi que les guillemets, crochets, etc, de ce qui va par paire. Ajouter un appel à la méthode d’une classe nous les propose et cette liste se réduit au fur et à mesure que les caractères sont tapés; on peut cliquer sur une des propositions pour la valider. La méthode acceptée, les paramètres nécessaires ou en option sont indiqués en suivant, mettant en gras le paramètre à introduire.

Aide à la rédaction

Dès qu’une ligne est en édition, ou si vous y posez le curseur, une lampe vient et vous propose une amélioration du code. Par exemple:

Aide redaction

C’est vrai qu’à l’instar de la ligne précédente, on pourrait écrire l’incrément de ‘duree’: duree += 1, ce qui est fait par un simple clic!

Une refactorisation des expressions dans une condition est parfois proposée plus compliquée que l’original, et n’amène rien:

Aide if

D’une manière générale, on peut lancer « Inspect code », et une liste de propositions d’améliorationn sera faite, classées par genre:

inspect code

L’édition est régulièrement sauvegardée dans un tampon qui mémorise les modifications apportées. On peut revenir sur nos dernières retouches (un bon millier est conservé) et les restituer à l’état précédent si besoin.

diff

Ceci a un coût: PyCharm a besoin de 160 à 270 Mb de RAM. Sur mon netbook, la mise en veille a un réveil bien lent. Il lui faut joliment 1 minute pour tout retrouver. En le démarrant depuis zéro, comme il prend par défaut le dernier projet, toujours sur mon netbook ça prend 1’35 : chargement du programme, chargement et analyse des fichiers (une barre de progression et les fichiers traités sont affichés), initialisation des fenêtres… arrive ensuite le pop-up « Tips of the day », soit une astuce ou conseil du jour, tandis-que la fenêtre « structure » se complète.

Productivité

PyCharm ne se laisse pas « avoir » par une modification de fichier extérieure, il a un oeil sur tout. Sa puissance est démontrée lors de modification tel le renommage d’une structure. Son nom n’est pas terrible, vous voulez le changer? Un clic droit dessus, et « refactor » permet de la renommer ou de la déplacer: toutes les références dans les différents sources sont mises à jour, même dans les commentaires!

refactor

Ceci est particulièrement bienvenu dans Python, car des erreurs dans un bloc qui passe rarement peuvent facilement passer inaperçues, jusqu’au jour ou la condition est remplie. Et l’erreur sort à l’éxécution. La limite du système se voit si vous utilisez un nom un peut trop général: PyCharm scannant tous les modules, il va vous en proposer un peut trop. Mais on peut facilement les exclure, et éviter de modifier par mégarde du code importé qui fonctionne.

Une fenêtre sympathique: Todo. Il suffit de mettre ce mot clef dans un commentaire de votre code, et vous pourrez en atteindre rapidement l’endroit:

todo

S’il y en a beaucoup, la présentation arborescente par fichier en facilite l’accès.

Mode interactif – console Python

Démarrer la console n’est pas – contrairement à ce qu’on peut s’y attendre – sous le menu « Run », mais sous « Tools ». Cette console permet – comme dans d’autres solutions – de rentrer une portion de code pour en tester la forme et les réactions. Les lignes entrées sont mémorisées, même après l’arrêt et le redémarrage de la console, voir du programme, ce qui permet d’y revenir facilement. De plus, la fenêtre « structure » montre les éléments introduits, comme pour un source Python.

Conclusion provisoire

Forcément provisoire… JetBrains est un éditeur plein de ressources, proposant plus d’une dizaine d’environnement. Les versions progressent rapidement et sont mise à jour en fonction non seulement des nouveautés, mais avec des fonctionnalités nouvelles ou supérieures. Il y a encore ce dont je ne vous ai pas parlé (car non utilisé): l’édition de Javascript et de HTML, et pour rester coté Python,  le développement WEB avec Django. Utilisable 30 j gratuit, la licence est de 99$. Pour un usage entreprise, c’est $199. Avec du support dans les deux cas.

Yves Masur

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DropBox et Wuala: le cloud s’enrichit

30 août 2011 in Non classé

Mais ou diable sauver ses précieuses données? Les photos, les emails, le courrier, les fiches? Sûr, maintenant un disque dur de 2 Terra octets ne coute même pas 100.-. Mais s’il craque… adieu, précieuses données. Une réponse à cette problématique est de les déposer sur le nuage (cloud). Des serveurs correctement alimentés, gérés et sauvegardés le permettent. De plus, comme Internet est accessible de (presque) partout, en connaissant quelques paramètres il est possible de consulter et mettre à jour les fichiers depuis n’importe quel PC n’importe ou dans le monde.

Pour ma part, mon souhait est entre le bureau et la maison; partager avec des amis des données un peut grosses pour l’email. Deux produits facilitent les chose, le premier est DropBox (http://www.dropbox.com/), le second Wuala (http://www.wuala.com/ ).

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yves.masur.microclub devient yvesmasur.ch

23 janvier 2011 in Non classé

Bouger son site perso est une entreprise… pas facile. Surtout si l’on pas d’échéance: on bricole une heure par-ci, par-là en laissant un chantier terrible. Mais par le fait que le site du Microclub, que j’utilisais comme sous domaine depuis (au moins) 2004 a changé d’hébergeur, je me suis retrouvé dans l’obligation d’accélérer le mouvement!!

Pourquoi pas une simple page de redirection? Surtout que l’ancienne structure est toujours visible. Il suffit de connaitre le nom du site principal (www.scdi.org) et le nom « UNIX » de l’utilisateur. Par exemple, l’ancienne structure du microclub visible ici:  http://www.scdi.org/~microclub/ et vous pouvez toujours consulter nos anciennes news (pas trop fraîches!) etc! Alors donc, j’aurai pu me contenter de mettre une page de redirection sur ma structure. Las! Sur l’hébergeur Infomaniak, il n’est pas possible d’indiquer une redirection avec un sous-sous domaine, avec deux points dans l’URL.

Pire, comme le site www.microclub.ch est maintenant motorisé par WordPress, pas moyen d’avoir un petit bout d’arborescence, comme www.microclub.ch/monsite. En effet, WordPress pratique l’URL rewrite: tout ce qui est après le « .ch »  renvoie à un article. Essayez http://microclub.ch/truc pour vous faire une idée.

Bon, je fignole le transport des fichiers sur ma nouvelle adresse. Et viennent les problèmes d’update.

Problème de POST

Une fois les pages copiées, un test me montre que les POST ne fonctionnent pas. En fait, sur le site de SCDI, des variables PHP sont définies, probablement au niveau de Apache:

  • $PHP_SELF
  • $SCRPT_NAME
  • $HTTP_HOST

Mais pas sur le nouveau, hébergé par BigHosting. Pour tester le comportement, j’ai un script ici: http://www.scdi.org/~ymasur/tests/php/web-path.php et copié ici: http://www.yvesmasur.ch/tests/php/web-path.php et là, on voit bien que les variables en question sont vides.

Pas d’autre solution que de modifier les scripts en recherchant une technique propre pour initialiser ce qu’il faut. Le pire est ma page admin, qui se transforme en un gouffre: plus de login/password pour accéder à l’interface! l’horreur…

Même ceci réparé, je constate que le script limitant la durée en enregistrant l’IP et date, heure ne limite rien du tout… Il faut que le fichier qui l’enregistre aie les droits rw-rw-rw (666 pour les intimes à UNIX).

Problème de DB

Et la base de donnée? Le plus simple est de copier par un fichier SQL, via l’interface PHPMyAdmin, et de le pousser sur le nouveau site. Et ça marche. Il faut bien sûr changer le fichier de config qui initialise les données de DB, Tables, User, Password pour y accéder.

Mais voilà, les références des liens indiqués dans les news sont faux! La correction est de tout effacer, modifier au niveau texte dans le fichier SQL, et rebalancer le tout. Voilà que l’accès à la DB m’interdit de sucrer les tables! Je dois donc travailler via l’interface « officiel » de BigHosting pour pouvoir effacer la DB. Et importer le fichier SQL. Mais là, on me demande l’encodage qui par défaut est UTF-8. Hé bien ce n’est pas le bon, d’après le résultat ou chaque news s’arrète au premier apostrophe. Rebelote pour effacer et importer…

Conclusion

Il n’y a rien de neuf sur mon site, mais il va plus vite! Il reste toutefois quelques petits problèmes de lien cassés. Et de fonctionnalités que je ne vais pas m’amuser à reproduire.

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Techniques de découpage de tâches

13 août 2010 in Non classé

Techniques de découpage de tâches.
Ou : comment faire fonctionner un système plutôt spartiate comme si il était doté d’un véritable OS? Basé sur l’expérience de la barrette et du processeur PIC.
Comme j’ai inséré des images directement dans le texte, et qu’il y a aussi des tableaux, voir le PDF sur mon site http://yvesmasur.ch/articles/Mxboard/task_splitting.pdf

Commentaires bienvenus!

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