Avr 26

Le Microclub est en deuil.

En Hommage à Carlos

CarlosBarreGrise

Forte énergie créatrice et moteur de notre Microclub, notre Cher Ami Carlos, Charles Eberhard, a éteint ses dernières diodes pour aller rejoindre le Seigneur parmi la lumière des étoiles.

La tristesse qui nous anime de perdre un être cher et aussi apprécié n’a de réconfort que dans l’appréciation de tout ce qu’il a fait et entrepris pour ce merveilleux Microclub. On lui doit presque tout puisque c’est lui, il y a 40 ans qui a eu l’initiative de la création du Microclub, soutenu par une bande de passionnés dont le professeur Jean-Daniel Nicoud avec qui il a pu continuer cette œuvre jusqu’à ce jour.

Nous perdons avec Carlos, l’âme du club, son secrétaire et trésorier mais aussi un organisateur hors pair, un ami chaleureux et fidèle et un confident très attentif.

Le comité se doit de poursuivre son œuvre avec autant d’ardeur qu’il en a mis tout au long de sa vie et exprime, au nom de tous ceux qui l’ont connu, ses plus sincères condoléances à sa veuve Denise ainsi qu’à ses proches et amis.

Adieu Carlos, nous savons que parmi les étoiles, tu brillera pour guider encore longtemps le chemin du Microclub.

Au nom du comité et de tout le Microclub

Rémy Pilliard

Président

Avr 24

Spectre lumineux de lampes de technologies différentes

Lors d’une d’une conférence « microprojets », je vous avais présenté 4 technologies différentes d’ampoules d’éclairage. Je m’étais concentré sur la consommation d’énergie.

Plusieurs membres du club m’avaient alors émis quelques doutes sur la qualité d’éclairage notamment sur la nocivité lumineuse de certaines technologies.

J’ai donc effectué des mesures de spectres des 3 technologies utilisées actuellement. J’ai utilisé un spectromètre d’ocean optique qui m’a été mis à disposition par la société GMP SA.  Ce spectromètre nous des valeurs comprises entre 200 et 1100 nm, sachant que le domaine visible est compris entre 380 et 750 nm.

Voici donc les résultats :

1 Ampoule halogène

Halogenep

SpectreHal

Ce spectre présente une courbe régulière avec une forte proportion de rouge. La lampe émet beaucoup de chaleur (rayonnement infrarouge = IR).
Le spectre d’une ampoule incandescente classique est similaire, avec un décalage un peu plus marqué vers le rouge.

On voit aussi qu’il n’y a pas d’émission d’UV.

 

2 Lampe économique (fluo compacte)

EcoP

SpectreFluo

On remarque que le spectre est peu homogène et montre des pics qui correspondent à l’émission des atomes de mercure lors des décharges lumineuses.

 

3 Lampe LED

LED blanc-chaudp

SpectreLED

Spectre d’une lampe LED avec une température de couleur de 2700°K. On remarque qu’il n’y a pas ou peu d’infra-rouge donc pas de dégagement de chaleur.

 

Laurent Francey  24 avril 2016

Avr 09

Deux livres Elektor sur le langage C et l’embarqué

Dans les publications d’Elektor, je me suis laissé tenter par la proposition de deux ouvrages:

  • C programming with Arduino, de  Warwick A. Smith, 343 pages
  • Embedded Linux Control Center, de Hans Henrik Skovgaard, 450 pages

Les deux sont dans la catégorie « learn » (il y a « design » et « share » ). Et vous l’aurez compris, ils sont en anglais. Petite revue et opinion.

1 – C programming with Arduino

Avec Arduino, vraiment?

C‘est la question qu’on peut se poser avec le premier livre; mais le préambule du titre est « AVR Microcontrollers and ATMEL Studio for… »; et c’est bien le cas. Juste pour voir si je vais apprendre des ficelles, des trucs et des astuces pour programmer en C des Arduino, je l’ouvre au milieu, et je tombe sur (p. 174) les spécification du format pour la fonction printf(), et la largeur des champs comme printf(« %5d\n », 123); // padded with 0

Et a peine plus loin, les boucles imbriquées. En fait, non, c’est un livre pour :

  1. Apprendre le C
  2.  programmer des CPU AVR

L’auteur décrit bien qu’il utilise l’Atmel AVR Dragon ou l’AVRISP mkII, soit une sonde qui permet la cross-compilation et le chargement du programme sur la cible par un câble ICSP (voir: https://fr.wikipedia.org/wiki/Joint_Test_Action_Group).

L’environnement de développement n’est donc pas l’IDE Arduino classique (que l’on peut télécharger ici: https://www.arduino.cc/en/Main/Software ), mais l’environnement Atmel Studio. Donc bien plus général. Le début du livre montre bien comment connecter la cible et mettre en place cette méthode de développement. Les points forts sont que l’on a accès à une bonne connaissance des registres et de l’utilisation native de ceux-ci. Par contre, on peut se demander si c’est un moyen rapide et efficace d’apprendre le C?

Pour ma part, je préfère que mes apprentis se fassent les dents sur un IDE de PC. Une fois les bases du langage aquises plus rapidement et plus facilement, on passe à une cible plus… exotique comme un Arduino. Avec ses spécificités et ses limites. Et les difficultés propres à la cross-compilation, et la non-possibilité de debbuguer apparaissent et viennent charger le bateau de la connaissance.

Apprendre le C efficacement

En effet, a quoi bon apprendre au stade de débutant qu’un cross-compilateur va râler à l’étape de l’édition de liens (linker) si une fonction de la bibliothèque est mal orthographiée? Les mêmes expériences seront plus efficacement  traitées sur un IDE natif, prévu pour Windows 32 ou 64 par exemple, même s’il cache une (grande) partie du déroulement de la création de l’exécutable. le même étudiant va remarquer rapidement que printf() n’est pas vraiment disponible pour de l’embarqué et que l’interface est du texte en mode série.

Bref, on peut garder le livre pour apprendre le C, et obtenir des infos détaillées sur les registres des CPU ATMEGA 328 et 2560, ainsi que leurs connexions sur les ports I/O du print Arduino. Et bien sûr, comment programmer timers, AD et watchdog!

2 – Embedded Linux Control Center

Dont le titre complet est « Design our own Embedded Linux Control Centre on PC and RaspBery Pi ». Ce livre touche à de nombreux programmes et concepts, pourtant il reste accessible à un (relativement) débutant grâce aux explications claires dans un anglais simple – aussi certainement parce que l’auteur est Danois. Au cours des explications, il y a de fréquents renvois par des URL sur des sites spécifiques qui permettent d’approfondir un sujet, ou de télécharger des utilitaires et des compléments.

Le livre s’adresse à celui qui aimerait faire de la « home automation » (de la maison intelligente?)

Allez, une jolie image pour illustrer cet anglicisme:

piqué à Protex.me

Exhaustivité

L’auteur est exhaustif dans son développement et la mise en oeuvre, sans tartiner avec des banalités, ni se répéter. Par exemple, pour la sélection de l’OS à monter sur le RaspBerry, les avantages et inconvénients pour le but proposé sont discutés. Toutefois, il faut ensuite se rappeler au cours de la lecture que ELCC signifie Embedded Linux Controle Centre – c’est ce programme et sa mise en œuvre qui est l’objet du livre. Une table des abréviations facilite la recherche d’acronymes.

Où j’ai plus de peine à suivre l’auteur c’est lorsqu’il recommande de lire tout le livre avant d’attaquer un projet… Alors que je ne résiste pas à sauter directement au sujet qui m’intéresse, qui à revenir en arrière pour plus en détail ou un élément qui m’aurait échappé?

Vivre avec la modernité

L’auteur montre a plusieurs reprise la difficulté de vivre dans le soft avec des changements et des mises à jour incessantes… Par exemple pour lire une sonde de température USB, il faut installer une librairie LIBUSB … version 1.12 et pas plus récente. Comme dit l’auteur, d’habitude je recommande la dernière version, mais celle-ci n’est pas compatible avec la librairie LIBHID! (lib pour les périphériques tels claviers, souris, manettes).

WEB Config et connectivité d’accès

L’auteur précise comment monter un service XAMPP et le sécuriser de manière à ce qu’il fonctionne encore tout en rendant le système fermé pour un accès indésirable. Les autres moyens de connexion, tels que SSH (secure shell), VNC (Virtula Network Computing), le X-server Xming et même le remote desktop xrdp sur RaspBerry sont exposés de manière claire.

Et oui, via l’application de connexion de bureau à distance MSTSC de Windows, on peut se logguer sur le RaspBerry. Attention, le clavier reste QWERTY. Vous voyez ci-dessous les écrans de VNC et MSTSC sur le même RaspBerry.

VNC-MSTSC

Old fashioned et … Arduino

Par certains aspects, des détails sont quelque peu de style ancien. L’auteur a depuis longtemps travaillé sur son projet, et certains renseignements le montrent. Par exemple, sur un (vieux) PC, comment réaliser une entrée-sortie sur un port parallèle.. Heureusement, on trouve toujours dans le commerce de tels adaptateurs; mais il y a belle lurette que les imprimantes sont connectées en USB ou sur le LAN.

Cependant, l’auteur précise que si l’on ne possède pas de port parallèle, on peut utiliser… un Arduino. Et là, les indications pour trouver comment connecter le hardware : LED, résistance; puis programmer l’Arduino, connecter l’USB à son fameux ELCC – tout y est! Il est également précisé que de couper et replanter l’USB provoque le reset de l’Arduino et rend les I/O instables un instant; ainsi que le moyen d’y palier. Et de se méfier de la limitation de courant si le device est alimenté par l’USB.

L’amour des choses anciennes fait un peu souci quand l’auteur présente son Linux chouchou: le DamnSmallLinux, qui n’a pas été mis à jour depuis 2012. Bon, il fait 50 Mo, mais quand on sait que la sécurité dépend de la fraicheur de l’OS…

Ou sont les pins du RaspBerry? – WiringPi

Là aussi, fidèle à son habitude, l’auteur fait une photo et met à disposition un tableau pour se repérer sur le connecteur, que ce soit un Raspberry rev 1 ou 2, modèle B ou B+. Il met en garde à propos de la tension admissible en entrée… Oui, le RaspBerry est en 3,3 V, et non en 5V.

Les commandes de ELCC se font par l’utilisation de WiringPi, une bibliothèque générale pour les I/O d’un RaspBerry, écrite et maintenue par Henderson Gordon. C’est un code sur GIT, facile d’accès et d’utilisation. C’est une excellente chose que d’utiliser cette référence qui a une large audience plutôt que de ré-écrire une lib GPIO.

En bref, c’est un excellent livre qui peut rendre de grands services à ceux qui se lanceraient dans l’automatisation domestique.

Yves Masur (4/2016)

 

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Fév 02

Clef USB flash en mode RAW – retrouver les fichiers

Retirer la clef USB de stockage d’un PC sans l’éjecter peut fonctionner assez longtemps ; mais une fois, un jour, on se retrouve avec un problème. Le problème ? la clef ne peut plus être lue. Windows ne propose pas moins que de formater l’unité.

01FormatF

Peut- on retrouver les fichiers dans un tel cas ? Cet article montre un cas réel d’un confrère de la musique à qui c’est arrivé. Mal lui en prend, il travaille et sauve ses photos, données, courrier seulement sur la clef USB. D’où l’importance – jamais assez dite – de faire des backups. Mais le mal est là, alors je lui promets de tenter ce qui est en mon pouvoir pour récupérer quelque chose sur sa clef de 32 Go.

Comme prévu, la clef est illisible ; je passe sans formater, bien sûr. Selon Win10, il y a 0 octets disponibles sur une capacité de 0 octets.

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L’outil classique, dans un tel cas, est de lancer CHKDSK en vue de restituer la table d’allocation des fichiers. Mais c’est plus grave :

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Une recherche sur le net avec les mots « raw usb flash drive repair » montre une série de liens sur des forom (parfois très anciens) et des pubs pour des outils de réparation. J’en essaie quelques-uns.

Essai avec M3 Data Recovery

Site: http://www.m3datarecovery.com/

Une fois lancé avec les bons paramètres, soit : un répertoire de destination des (éventuels) fichiers récupérés et l’unité à découvrir, il se met en route pour reconstruire le secteur d’amorce, durée environ 1H40.

30m3-buildbootsector

A la fin, il nous présente deux dossiers : NTFS et FAT32. Ce dernier comporte une liste de répertoires avec un n°, c’est encourageant. Comme il faut une licence pour en extraire plus de 4, j’y vais déjà avec cette limite pour voir ce qui en sort.

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Résultat : pas terrible. En effet s‘il y a bien des fichiers, ceux-ci restent illisibles autant pour Word (.doc) que pour Irfanview (.jpg)…

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Essai avec ZAR X

Site : http://www.z-a-recovery.com/

Cet utilitaire permet la récupération d’images (gratis), de données Windows et Linux, de disques en mode RAID cassés – ce qui étonnant, puis que le montage de disques en RAID est prévu pour la perte d’un disque dans un agrégat. Comme quoi…

41zarx-recover

Là également, il faut environ 1h30 pour lire l’entier de la clef USB. Il présente aussi l’arborescence des fichiers, mais avec leurs noms ce qui est encourageant. La version démo permet aussi d’en lire et d’en sauver une partie, ce que je fais. Comme les fichiers sont propres et utilisables, je paie la licence complète, environ CHF 76.- au cours du jour. S’il faut relancer le programme pour lui appliquer la licence, ce n’est pas une perte de temps, car le scan précédent peut être sauvé dans un fichier de configuration que l’on peut reprendre plus tard.

42zarx-filescopy

Les données de mon ami sont sauvées. Ouf !

Essais complémentaires

Il est indiqué sur tous les forums ou tutos sur la question : NE FORMATTEZ PAS VOTRE CLEF USB !

Mais d’un autre côté, si la FAT32 est pourrie, qu’est-ce que ça peut faire de pire ? Et peut-être, on peut aussi récupérer les fichiers, mais sur une unité lisible par Win10 ?

Je procède au formatage ; en mode rapide, bien sûr. Sinon, tout est à zéro, il n’y a rien à récupérer. L’unité F : est désormais présente, et elle affiche 29 Go libres.

Testdisk 7.0

Site : http://www.cgsecurity.org/wiki/TestDisk

Ce programme libre permet de restaurer/modifier des amorces défectueuses, et de modifier/restaurer des partitions et/ou des fichiers. Les menus sont simples, en écran texte. Ce choix est sûrement du fait que le programme est prévu pour tourner sur plusieurs systèmes d’exploitations différents : Dos, Windows, Linux, Mac OSX, etc…

51 testdisk

Pour le choix de l’unité, il faut avoir l’œil car c’est selon le principe d’UNIX qu’elles sont montées ; mais aussi répétées avec lettre de lecteur :

51testdisk-nofiles

Peut-être se fie-t-il trop aux infos de la FAT32 trouvées sur /dev/sbc ; il ne trouve rien à redire, mais pas de fichiers non plus. Pas utile pour ce cas.

Piriform Recuva

Site : https://www.piriform.com/recuva

Vous connaissez sans doute CCleaner ? C’est le même éditeur. Calibré pour Win10, une fois lancé il reconstruit la liste des fichiers en 43 minutes. Mais ils ne sont tous un seul répertoire. De plus quelques fichiers au nom trop long ne seront pas restaurés sans corriger leur nom manuellement.

Recuva-recovering-3H

Le résultat est mitigé. Il faut 3 heures pour extraire les fichiers de la clef ; c’est du tout-venant. Il y a bien entendu des fichiers « normalement » effacé, comme les temporaires, les fichiers de verrou comme « .~lock.TS1.docx# ». Une bonne part des images en jpeg sont cassées. Un moyen simple est de prendre les fichiers dans l’ordre de leur date ; les plus frais sont intacts et récupérables. Mais c’est un travail de bénédictin que d’en retirer les valides, d’autant plus que l’arborescence des répertoires a disparu. Je soupçonne fort que certains fichiers au nom de « ÿÿÿÿÿÿÿÿ_1.ÿÿÿ » pesant 4 Go en fasse partie…

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Bref, c’est une solution gratuite, mais de désespoir.

Conclusion

En cherchant bien, on peut récupérer plus ou moins bien des données sur une clef (ou un disque dur) pourri. Mais… il faut avoir du flair ; les outils de récupération performants se paient. Si ça fonctionne, tous les fichiers vous seront proposés. Même des anciennes versions, des écrasés, des partiels et des tas de temporaires ; à vous de les effacer à nouveau après la restauration.

Faites des copies ; des backups, des sauvegardes de vos données, ce n’est pas une perte de temps.

Yves Masur (2/2015)

 

 

 

 

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